Moi, Moche et méchant (3)

Fiche technique

233196.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxSortie : juin 2017

Réalisateurs : Pierre Coffin, Kyle Balda, Eric Guillon

Scénaristes : Cinco Paul, Ken Daurio

Casting : Steve Carell, Kristen Wiig, Trey Parker, Miranda Cosgrove,  Dana Gaier, Nev Scharrel, Pierre Coffin, Steve Coogan, Julie Andrews.

Synopsis.

Depuis leurs dernières aventures, Gru, passé du côté du bien, travaille désormais pour l’agence VL aux côtés de Lucy pour capturer les supers méchants. Mais un horrible et pénible personnage, Balthazar Bratt leur mène la vie dure. Cet ex-acteur d’une série pour enfants à succès des années 80 a complètement tourné la boule et a décidé de prendre sa revanche sur le monde qui l’a si cruellement évincé. Insaisissable, il finit par provoquer le licenciement de Lucy et Gru, plongeant ce dernier dans un océan de déprime.

Mais Gru est bien décidé à ne pas le laisser s’en tirer ainsi et à prouver ce qu’il faut. Sans compter, qu’il va aussi faire une découverte qui va renverser son univers : un frère jumeau, qui ne rêve que d’une chose, prouver au monde ses capacités de méchant. Dru sera-t-il un allié pour Gru ? Comment ce tandem improbable va-t-il fonctionner ? Lucy saura-t-elle trouver sa place de maman avec les filles ? Que vont devenir les Minions en prison ? Agnès trouvera-t-elle une licorne ?

Vous le saurez en regardant ce nouvel opus de Moi, Moche et Méchant !

Mon avis.

Bon le grand défaut de cette bande-annonce c’est qu’elle nous spoile carrément toute la saveur de la scène. Néanmoins, elle donne clairement le ton : ça va envoyer du steak et les années 80 vont être rhabillées pour l’hiver.

Je vous rassure : il n’y a pas que cela au programme.

Mais reprenons un peu tout cela dans l’ordre, voulez-vous, et, pour commencer par les choses sérieuses, penchons-nous un peu sur la psychologie enfantine de la chose.

Et servez-vous donc  en pop-corn…

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Même sous des dehors de délires intégrals, Despicable Me (3) cache dans son scénario des thèmes plus sérieux, qui n’ont aucun rapport avec le fait  de se retrouver suspendu les fesses à l’air dans un slip en chewing-gum.

L’impact de la perte d’un emploi, le sentiment de se sentir vide et dévalorisé, la manière de le gérer avec les enfants, mais aussi la bonne manière de prendre sa place en tant que belle-mère, la crise la quarantaine, l’importance de préserver les rêves des enfants ou la découverte de secrets familiaux. Autant de sujets de réflexions sur lesquels nos chères têtes blondes ne manqueront pas de carburer inconsciemment… lorsqu’elles auront fini de glousser bêtement sur les âneries des Minions bien évidemment. Faites-moi confiance, ça ressortira au moment où vous vous y attendrez le moins.

En attendant, du rire, on n’en manque pas. En tranche, en barre, c’est la livraison express façon Despicable Me et mon dieu que c’est rafraîchissant !

Comme toujours, on a deux niveaux de lecture du film :

  1. La version Minion, au sens propre du terme. #Fesses!
  2. La version « Mon Dieu j’ai connu les années 80 ! » #CoupeMulet #Epaulettes #WhosBad

Alors oui, dans ce scénario riche en rebondissements, c’est l’avalanche de gags, des bons et des moins bons, du premier et du second degré. Globalement, la qualité reste égale du début à la fin, même si on peut regretter que, par manque de temps (ou d’envie ?), certaines trames narratives soient moins exploitées que d’autres. En effet, le film développe trois chemins narratifs distincts :

  1. Gru : son boulot, sa famille, ses em…
  2. Lucy et les filles : Devenir maman c’est pas d’la tarte / Vive les licornes.
  3. Les Minions : All by myself

Evidemment c’est Gru, héros principal de la saga, que nous suivons en priorité, mais on se dit que du côté de Lucy, la problématique est un poil survolée. Quant aux filles, je les ai carrément sentie laissées de côté. Certains médias ont d’ailleurs lynché le film, lui reprochant la multiplication des enjeux ou le manque d’évolution des personnages. Ce qui n’est pas totalement faux, si on creuse un peu en profondeur. D’ailleurs on sent une légère difficulté à raccrocher les événements familiaux de l’histoire de Gru avec son conflit avec le grand méchant du film. Rien de bien grave, mais une sensation étrange comme un léger accroc sous les doigts pendant un petit moment.

Ceci étant dit, on n’est pas venu là non plus pour faire une thérapie familiale, une psychanalyse ou une étude scénaristique. Cela reste un film pour enfants, rappelons-le. Si cela ne doit pas porter atteinte à l’exigence de qualité, il faut tout de même relativiser les choses, en se rappelant à quel public on s’adresse. Non, messieurs-dames du Figaro ou des Inrocks, vous n’êtes pas le public visé. Et les enfants eux ont passé un bon moment,  dixit le niveau sonore de rires dans la salle.

Un film pour enfants donc… Ce qui n’empêche pas nombre de références, passant complètement inaperçues pour le jeune public, mais qui mettent les parents en joie, tout en leur filant un coup de vieux, telles que :

  • Le moonwalk sur l’eau avec Bad en fond sonore.
  • La bande-originale originale années 80 et 90 avec Take my Breath away, Un, Dos, Tres et bien d’autres.
  • La référence parodique aux dessins animés des années 80.
  • La référence cinéma aux battles de danse.
  • Les références au look des années 80. Mention spéciale pour la coupe mulet longue avec calvitie et les épaulettes de fifou.

Les Minions (chouchous du public), prennent quant à eux, leur propre voie dès le début du film. Mais rassurez-vous, vous n’en serez pas spoilés pour autant. Le scénario leur réserve des petits moments d’anthologie qui ont conquis la salle. Autant vous dire que cela fait le régal unanime des petits et des grands.

L’ensemble compose un joyeux cocktail, très spontané et pétillant, même si cela manque de profondeur. On s’amuse énormément, on prend clairement un plaisir sans retenue à savourer ce moment, mais il apparaît que faire un épisode de plus après ça, serait une erreur. A moins d’un coup de génie scénaristique, le manque de développement des personnages ne permettrait pas de le faire sans gâchis. En attendant, personnellement j’ai apprécié de poser le cerveau, j’ai bien ri, je me suis bien trémoussée sur mon siège et je n’aurais qu’un mot à dire pour conclure :

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