Spiderman : Homecoming.

Fiche technique.

100661.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxSortie : juillet 2017

Réal. : Jon Watts

Scénario : Jon Watts (& cie)

Casting : Tom Holland, Robert Downey Jr, Michael Keaton, Marisa Tomei, Zendaya, Laura Harrier, Jon Favreau.

Synopsis.

Après son incursion dans le monde des Avengers dans Civil War, le jeune Spider-man, alias Peter Parker, est tenu de retourner à la vie normale des adolescents de son âge. Placé sous la tutelle de Happy, l’ex-chauffeur de Tony Stark devenu son bras droit (Assistant ? Directeur opérationnel ?), le jeune homme est prié de rester gentiment dans les clous en attendant sa prochaine mission.

Seulement après cette première confrontation face à Captain America, le héros tout neuf brûle de faire ses preuves et trouve peu exaltant de jouer le héros de proximité qui fait traverser les grands-mères et récupère les vélos volés. A force de fouiller, Peter va mettre le nez dans quelque chose qui le dépasse.

Posséder le costume ne suffit pas forcément à devenir un super héros à la hauteur. Surtout quand on a quinze ans…

Mon avis : Welcome at home Spider-man !

De bonnes choses, même de très bonnes choses dans ce premier volet du reboot Spider-man par Marvel. Moi qui était en froid avec l’homme-araignée depuis la version de Sam Raimi, j’ai eu du plaisir à renouer avec lui pour ce nouveau départ. Il faut  dire que son arrivée dans Captain America : Civil War était l’un des rares éléments alléchants du bouzin.

Mais ne nous emballons pas ! Avant de passer au côté positif de la toile, penchons d’abord sur les mailles sautées.

Mais pourquoi est-il si méchant ? Parce-que !

Tout est dans le titre. Encore une fois, le gros problème c’est le méchant et la faiblesse du scénario. Quand on a la chance, que dis-je, l’insigne privilège d’avoir Michael Keaton pour incarner les forces du mal dans un scénario, on se laisse le temps d’installer le méchant. Rien que pour le plaisir. Or, encore une fois, le méchant passe du côté obscur comme on change de parfum de Danette.

Attention dialogue récapitulatif.

– Monsieur dégagez avec vos hommes et votre matériel. Désormais c’est nous qui avons la responsabilité de nettoyer le bazar des Chitauris.

– KEWAAAA ? ! Mais je me suis endetté, j’ai embauché des hommes, acheté du matériel… J’vais être dans la mouise.

– Pas mon problème. Bonne journée.

– Puisque c’est ça, je deviens méchant.

Total du temps de réflexion : 2.50 min.

Total du temps où le méchant va faire des dégâts : 134 min.

Ce n’est tout de même pas bien équilibré comme ratio.

Comme dit Le Tanuki, chez Pôle Emploi dans le scénario, ils n’avaient que deux options : balayeur ou méchant. Du coup, il a pris méchant.

Trève d’élucubration, on a donc un méchant hyper charismatique, car Michael Keaton est un dieu. Mais absolument pas étoffé. Sachant que derrière on a une intrigue de fond aussi solide qu’une tour en Kappla. Autrement dit, il ne faut pas trop de courants d’air et évitez d’y regarder de trop près.

Même s’il faut porter au crédit de la chose qu’on peut apporter un modulo à l’aspect très manichéen de l’affaire, grâce à la forme de statu quo qui termine le conflit entre les deux parties morales que représentent Spider-Man et le Vautour.

Ceci dit le conflit final se termine tout de même en deux temps, trois mouvements, avec une vitesse d’action à vous faire sortir le sac en papier, tandis que le brillant méchant scie méthodiquement la branche sur laquelle il est assis. Dude ! Tu es en train de crasher l’avion que tu voulais piquer ! Quand je vous disais qu’il fallait des cales au scénario…

Cependant, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain, car si on considère ces faiblesses comme inhérente aux formats de Marvel au cinéma, cet opus est en lui-même bourré de bonnes idées.

To be or not to be a  heros.

Le premier élément très positif de l’histoire c’est le fait qu’on reste axés sur le postulat que Spider-man est un adolescent. Un garçon de quinze ans, différent des autres, mais avec des préoccupations d’adolescent malgré tout, comme tomber amoureux, avoir l’air niais, construire des étoiles de la mort en Lego avec son meilleur pote, tenter d’avoir l’air cool. Et qui s’ennuie au lycée.

Cela conditionne aussi ses réactions par rapport à son nouveau statut de héros, il est impulsif, irréfléchi et n’anticipe pas les conséquences de ses actions. En somme il fonce tête baissée et pour le plan, on verra après. Il veut montrer ce qu’il vaut, sans réfléchir à ce que ça implique. Souvenez-vous : « the possession of great power necessarily implies great responsibility. » Merci Stan Lee. Et ça, notre petit Spider-man va l’apprendre par la force des choses avec coup de pied dans le fondement de Iron Man himself. Oui c’est l’hôpital qui se moque de la charité. Eh non le costume high-tech ne fait pas tout. Ce n’est pas juste cool d’être un héros, il faut réfléchir aussi mon lapin.

Certes cela reste bon enfant, mais j’ai apprécié que le film se partage entre cet apprentissage du héros, son chemin face à l’adversité pour devenir un héros et ces aspects de la vie d’adolescent qui nous rappellent que Peter est aussi un gamin. Par ailleurs cela permet de bien amener certains retournements de situation assez savoureux. Mais…

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Je m’en voudrais de vous gâcher le meilleur. Cela permet aussi de conditionner ses relations avec d’autres personnages, notamment son mentor Iron Man. Il est assez hilarant de voir cet adulescent de Tony Stark, en partie irresponsable, tenter d’adopter une posture paternelle par rapport à son jeune protégé. Sans compter que c’est ce pauvre Happy, chargé de jouer les surveillants, qui se retrouve submergé de messages par un Spider-man impatient de repartir en mission.

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Copyright Sony Pictures

Au passage, cela fait un bien fou de retrouver le tandem Robert Downey Jr / John Favreau (qui rappelons le a signé les premiers Iron Man) qui fonctionne de façon très complémentaire et naturelle.

D’ailleurs en parlant de casting…

Finding Spider-man.

Vous l’aurez compris, une des grandes forces du film c’est son casting et en particulier l’interprète de son personnage principal. Annonçant cet opus, Tom Holland faisait déjà une entrée remarquée avec sa toile dans Captain America : Civil War, donnant d’emblée le ton. Doté de compétences en gymnastique et en danse, le jeune acteur semble s’être senti tout de suite à son aise dans les collants de l’homme araignée. En tous cas à l’écran, il apporte ce souffle d’humour, de fraîcheur, de naturel et de dynamisme dont le personnage avait bien besoin. Je le dis sans hésitation, ce garçon m’a réconciliée, au moins pour le moment avec le personnage de Spider-man. Il a su clairement s’emparer du personnage pour lui apporter sa touche. Et son minois de chaton… Pardon je m’égare.

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Copyright 2017 Sony Pictures Releasing GmbH. Source Allociné

Outre Michael Keaton (qui est merveilleux. Je vous l’ai dit qu’il était merveilleux ? Il rendrait une planche à pain charismatique cet homme-là), mention spéciale dans les personnages et le casting pour Zendaya aka Michelle. Personnage totalement décalé du scénario qui m’a fait jubiler. Elle apporte une touche de piquant et d’humour bienvenue dans le contexte.

Petite mention aussi pour Jacob Batalon, dont le personnage du meilleur ami est un peu bateau mais tellement drôle, et qui interprète si bien le geek dans le fauteuil comme son personnage le dit lui-même. Cette petite touche d’auto-dérision était à saluer. Car, nous le savons tous, tout héros a besoin de son geek pour trifouiller trois lignes de code et miraculeusement le sauver à l’ultime seconde. C’était beau de l’assumer en s’en moquant.

Globalement le casting a une dynamique qui fonctionne bien à l’écran et participe à nourrir de façon un temps soit peu crédible les deux facettes de la vie de Peter Parker.

En bref : Bonne surprise !

Ce Spider-man : homecoming confirme son petit teasing de Civil War en se révélant une bonne surprise. Bien que n’étant pas exempt de défauts, il dépasse en qualité ses prédécesseurs. Compensant son intrigue de fond parfois bancale, le film regorge de bonnes idées, sans compter un beau fini esthétique et une ambiance complètement new-yorkaise (bienvenue dans le Queens !), le tout porté par un casting efficace et un ton décalé qui lui correspond bien.  Spider-man parvient ainsi à imposer sa touche et à se dégager un peu de ses grands frères Avengers, tout en s’intégrant parfaitement dans la continuité chronologique et narrative de la franchise.

Notre super héros en herbe et sa toile devrait faire son apparition dans cinq films de la franchise au total. Deux en sus de ce homecoming centrés sur le personnage en lui-même et deux autres sur les Avengers. A voir s’il continue sur la lignée amorcée et tient ses promesses.

6 commentaires

  1. Je suis globalement d’accord avec toi ! Je n’avais pas spécialement d’attentes en allant le voir donc j’étais agréablement surprise et j’ai plutôt hâte de voir la suite. Je trouve que Tom Holland est plutôt bon et j’avoue le préférer (de beaucoup) à Andrew Garfield ^^

    Aimé par 1 personne

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