La malédiction de la zone de confort

Résumé.

711UBmv1n+LEditions Pygmalion. Parution :  octobre 2017 Prix : 19€

Rose a (presque) tout pour être heureuse. Après 763 auditions infructueuses elle a enfin décroché son premier grand rôle dans la série télé de l’année. Elle peut compter sur le soutien d’une joyeuse bande et d’un fiancé imaginaire avec qui elle assure vivre, enfin, une relation équilibrée. Son unique manque ? Un précieux recueil de poésie médiévale dont elle a besoin pour calmer son émotivité pathologique.

Ben n’a (presque) rien pour être heureux. En panne d’émotions, le scénariste et auteur de polars n’arrive plus à écrire une ligne. Il se noie dans un quotidien sinistre qu’il dissimule mal à ses deux seuls amis. Son unique réconfort ? Les mails hystériques d’une dingue qui lui réclame un bouquin comme une naufragée, une bouée au milieu du Pacifique.

Ils étaient faits pour ne PAS se rencontrer.
Probabilité qu’ils vivent un jour heureux ensemble : nulle.
Probabilité qu’une probabilité soit fausse : non négligeable.
Et si la vie déjouait les algorithmes ?

Mon avis.

Une Lecture commune avec Le Tanuki
… que je remercie d’avoir passé sa zone de confort à elle en matière de comédie romantique. 

Amoureux de la comédie romantique, réjouissez-vous ! Car Marianne Lévy vous offre ici la parfaite gourmandise pour combler vos fringales. Un savant mélange de Coup de foudre à Notting Hill, de You’ve got a mail, de Quand Harry rencontre Sally et bien évidemment de Bridget Jones. D’un côté il y a Elle, Rose, jeune actrice talentueuse (évidemment) mais encore méconnue, très peu à l’aise avec la réalité et les émotions, qui préfère vivre dans le monde courtois du XIIeme siècle. De l’autre, il y a Lui, Benjamin, plume maudite de son petit nom, scénariste et auteur en mal d’inspiration et d’émotion, sauveur du scénario de la première série française à l’américaine. Évidemment le destin a décidé de les réunir, mais la grande question est comment va-t-il y parvenir avec ces deux handicapés émotionnels ? Marianne Lévy nous donne la réponse avec humour, légèreté, et de multiples péripéties, car les histoires d’amour finissent mal… Mais pas toujours !

Un roman pétillant et enjoué reprenant en forme d’hommage les ficelles classiques de la comédie romantique, où les personnages sont haut en couleurs, quitte à forcer un peu le trait. Le grand régal est évidemment celui de Rose avec son amour inconditionnel pour Guillaume IX d’Aquitaine, ses crises de panique, ses bougies paix monacale et ses réactions à l’emporte-pièce.

Présenté comme une ode à la comédie romantique, le roman remplit à la perfection son postulat, égrainant au passage les références au genre ou tout simplement au cinéma. Entre les pages, planent en filigrane, dans l’ombre de Ben, les silhouettes séduisantes de Hugh Grant ou Colin Firth.

Mon seul regret étant que je n’ai pas eu vraiment l’impression de voir les personnages sortir vraiment de leur zone de confort. Si l’on n’est pas surpris outre mesure du tour que prennent les événements, l’histoire est bien tournée et la grande scène finale vaut le dénouement d’un Coup de Foudre à Notting Hill. Un petit délice qui ravira tous ceux qui ont succombé au plaisir coupable d’un Bridget Jones ou à la filmographie de Hugh Grant.

Retrouvez cette chronique sur Les Petits Livres.

5 commentaires

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s