Et si on regardait… Ainsi soient-ils ? (ou pas !)

Avant de partir se dorer la pilule au soleil pour les vacances (traîiiitre !) July a voulu trouver la foi. Oui même moi, ça me fait rigoler. Quoi qu’il en soit, il a déniché une perle spirituelle sur Arte, qui interroge la vie, les convictions et les motivations des séminaristes. Dit comme ça, je sais, ça ne vend pas du rêve, mais selon July ça vaut le détour. Alors la messe est dite. Ainsi soit-il, comme dit Arte.

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Dédicace pour July .Source

PS : Au terme de ce visionnage, Jil semble que July soit toujours un sale hérétique, comme votre servante, vu qu’il fait donc toujours des jeux de mots foireux en pensant à l’apéro.  Fais péter la bouteille de p’tit blanc, le dragon arrive copain. Hallelujah !


Ayant décidé de remettre de l’ordre dans ma vie, je me suis naturellement tourné vers l’ordre ecclésiastique. Tout n’y est que paix, amour et volupté. Bienheureux les simples d’esprits car le Royaume des cieux est à eux. Ça doit être bondé là-haut. Du coup, je me suis tourné vers Ainsi soient-ils, la série diffusée sur Arte entre octobre 2012 et octobre 2015. Ainsi soient-ils, keskecé ? C’est une série de 3 saisons de 8 épisodes de 50 minutes racontant l’histoire de jeunes séminaristes entrant dans les ordres. Ainsi soit-il. Et amen… l’apéro, June, y’en a besoin.

Au-delà de ma blague pourrie, la série est l’inverse. Elle est excellente et j’ai pris plaisir à retrouver à chaque épisode mes séminaristes. En effet, si le semi est à risque parce que certains ne sentent pas la foi, les Capucins (c’est le nom du séminaire), en plein Paris, laissent à nos futurs potentiels prêtres le lieu pour s’affirmer.

Ces prêtres sont avant tout des humains, qui doivent rentrer dans la logique du père Fromenger, celle de l’esprit des Capucins, qui ne correspond pas nécessairement à ce que pense l’Église. Et dans ce contexte d’opposition, on a envie d’accompagner nos jeunes séminaristes qui arrivent avec leurs idées reçus ou non, leur vécu (ou leur non-vécu) et leur façon de penser qui diffère. En fonction du vécu, ça varie, comme dirait Jérôme, oh mon Dieu (c’est le cas de le dire), ma vanne était méga pourrie et j’aurais pu l’effacer mais en fait non parce que ça n’aurait pas fait rire de désespoir mon lectorat et ça n’aurait pas fait une phrase super longue qu’on n’arrive pas à suivre façon Balzac que nous devons tous honorer histoire de refaire une blague bien pourrie.

En gros, on a envie de suivre ces jeunes et leur vécu, parfois pas tout rose. À noter la présence de Jean-Luc Bideau qui campe à merveille le père Fromenger et celle, dans la première saison, de Michel Duchaussoy dans le rôle de l’évêque à la tête de la Conférence des Évêques de France. En gros, c’est le big boss du pays. Mais la première saison fut diffusée après le décès de Michel Duchaussoy et il a fallu le remplacer. En effet, un seul jusque-là a réussi à revenir des morts et s’il est évoqué dans la série, il n’y apparaît pas hormis sur un crucifix. C’est Jacques Bonaffé qui s’y est collé et il le fait à merveille pour une petite cure d’austérité dans l’Église, tandis que l’homosexualité, les histoire de pédophilie ou un lobby progressiste sont évoqués. Cela peut choquer certains catholiques dans leur vision de l’Église et a fortiori dans leur foi, je peux l’entendre. Mais je trouve, à titre personnel, cela très bien traité et ça renforce le côté intéressant de la série. Elle va même jusque dans les profondeurs de la Curie (et je ne parle pas de Marie, que je salue pleine de grâce) à Rome dans les rouages de la papauté. Les histoires sont bonnes et on se laisse porter par cette série avec de jeunes comédiens qui sont très bons dans leurs rôles de séminaristes puis de jeunes prêtres.

En bref, c’est avec cette série que j’ai découvert la capacité d’Arte à faire de bonnes séries, il y a de cela 5 ans et demi. Je voulais vous en faire part parce que c’est vraiment une bonne série et qu’Arte en a fait d’autres bonnes par la suite (avec quelques loupés ou quelques séries qui ne me correspondent pas). Regardez la première saison et n’hésitez pas à revenir en discuter après coup, je serai ravi d’échanger à ce propos avec vous. La série est formidable tout en restant simple d’esprit, et le Royaume des cieux est à elle. Ainsi soit-il.

July