GrOG : quelques explications

Face à l’aventure délirante de l’article d’hier, j’imagine bien que certains d’entre vous ont dû se sentir :

a. Effarés

b. Effrayés

c. Déconcertés

Dans la Bulle de Cha me souffle dans l’oreillette que ce serait plutôt effarés. Je vous laisse confirmer en commentaires. Les habitués ont mis les pieds dans l’eau chaude en se disant que c’était la crise habituelle et les nouveaux venus se sont demandés si c’était grave, docteur et à quelle association il fallait donner de l’argent pour nous soigner ?

Que je vous rassure sur notre santé mentale à mes co-autrices et moi-même : cet article est sans alcool, sans drogue et sans conservateurs. En revanche derrière ce turbulent délire se cachent de réelles convictions.

Le Grand Ordre des Geeks : la genèse

Le délire du GroG est né d’un double constat et d’un ras-le-bol. Depuis quelques années, grâce à des personnalités comme Simon Pegg ou Alexandre Astier (notre maître à tous), avec l’introduction de récits de fantasy comme Harry Potter ou Lord of the Rings sur grand écran et la popularisation de leurs versions littéraires, la culture geek jouit d’une image nettement plus positive. On nous imagine moins cloîtrés dans des caves obscures autour de jeux de rôles imbitables ou des LAN et il n’est plus aussi rédhibitoire de se revendiquer comme fan d’une série ou d’une saga. Bref le geek est devenu une personne normale ou presque, se distinguant par ses connaissances pointues en matière de cinéma, de jeux vidéos, de séries ou de certains genres littéraires.

Seulement Hollywood a bien perçu le filon que représentait ce que Fan Actuel nomme poétiquement Nostalgeek et s’est mis à recycler à tout va les films dans lesquels nous puisions nos références, nos répliques cultes. Tous ces codes qui font qu’un geek va en reconnaître un autre sur une poignée de mots.

Reboot, remake, prequel, c’est la grande fièvre du recyclage de MacGyver à Ghostbusters. Et dans tout ça, il y a parfois du bon mais le plus souvent du mauvais. Or,  mes comparses et moi-même, nous en avons eu marre à un moment qu’on nous gâche nos références. Marre qu’on dépiaute notre enfance ou notre adolescence pour en faire des ersatz insipides.

Ce qui est culte, l’est parce-qu’il correspond à une époque, au parcours d’un acteur, à la filmographie d’un réalisateur. Le refaire différemment ou le copier ne pourra jamais en rendre la saveur. On n’aimerait pas autant John McClane s’il n’avait pas ce côté du héros d’action de la fin des années 80 ou s’il n’était pas incarné par Bruce Willis. Tout autant que Star Wars serait bien moins culte sans la musique de John Williams ou Ghosbusters sans Bill Murray ou son côté kitsch .

Comprenons-nous bien. Nous ne défendons pas le « c’était mieux avant« , bien au contraire. Nous pensons qu’il est important de créer de nouvelles références pour les jeunes générations, afin qu’elles aient leur pierre à apporter à l’édifice. Au lieu de recycler nos références des années 80/90. Ce qui les empêchera pas de découvrir les nôtres à travers les originaux et de rigoler de nos effets spéciaux en carton pâte.

Mais à Hollywood, la pompe à fric semble avoir bloqué la machine à imaginer.

To infinity and beyond…

Ne pouvant lutter contre la machinerie hollywoodienne, nous nous sommes inspirés de la philosophie du Figaro de Beaumarchais : nous avons pris le parti de rire de tout cela, de peur d’être obligées d’en pleurer. Ainsi nous avons commencé à écrire les aventures rocambolesques de ce Grand Ordre des Geeks imaginaire partant en croisade pour préserver la culture geek.

L’idée en écrivant ces aventures foldingues était de les truffer de références geek télévisuelles, littéraires ou cinématographiques, afin de rappeler avec humour que ce qui existe déjà n’a pas besoin d’être revu. Piochant dans la culture des années 80, 90 et même 2000, les aventures du GrOG jouent avec humour des citations et des clins d’oeil. Une façon aussi de montrer à quel point ces références nous rassemblent et forment une culture diversifiée qui n’a pas de frontières. C’est aussi une culture qui s’enrichit  à chaque génération et qui se construit autour du partage entre les générations.

Voilà au final, le message que porte le GrOG dans ses élucubrations farfelues. Nous prenons du plaisir à les écrire en espérant que vous en avez autant à les lire, et dans nos références, vous retrouvez aussi les vôtres.

Arrêtons de dénaturer les bonnes recettes familiales et laissons les générations suivantes apporter de nouvelles saveurs. Ça ne les empêchera pas d’apprécier les anciennes. Comme dirait le sage Harold Ramis dans Ghostbusters :

Geek Inside : tribulations, réflexions & complications

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“Eventually everything connects - people, ideas, objects. The quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames

8 commentaires Laisser un commentaire

  1. J’approuve votre combat (même si je viens de réaliser que mondieujen’aijamaisvughostbusters). Mais pour le reste sinon ça va, je suis à peu près dans le coup ! (même si généralement ceux qui utilisent cette expression sont ceux qui ne le sont justement pas aha)
    J’ai hâte d’être à mercredi pour lire la suite de vos aventures !

    Aimé par 1 personne

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