Have you met… Jodie ?

C’est une actrice dont on sait finalement peu de choses et qui pourtant séduit indubitablement. Proche de ses fans, chaleureuse mais protectrice et secrète.

Une actrice sur laquelle je suis tombée par hasard dans le genre de film que je regarde rarement… Pour vous dire à quel point cette rencontre cinématographique était inopinée. Étonnamment c’est le genre de rencontre un peu magique qui fait qu’on tombe sous le charme d’un acteur ou d’une actrice d’un regard ou d’un claquement de doigt. Et c’est bien ce qui s’est passé.

Si elle reste encore peu connue du grand public en France, grâce ou à cause de ses talents de caméléon, la porte qui s’ouvre devant elle aujourd’hui va, à n’en pas douter, en faire une étoile. Et je gage qu’on n’a pas fini de la voir sur petit ou grand écran.

Have you met Jodie ?

Fiche signalétique

Nom complet : Jodie Auckland Whittaker

Profession: actrice, comédienne

Né le : 17 juin 1982

Nationalité : britannique

Signes distinctifs : Blonde ou brune, peu importe, seul le talent compte. Possède la clef du Tardis.

Qui êtes-vous Jodie Whittaker ?

Grande question pour nous en Europe, car si son visage commence à nous être familier, le reste de sa filmographie nous échappe quelque peu. Pourtant en douze ans de carrière, Jodie Whittaker a eu le temps de se faire une place et un nom en tant qu’actrice.

Depuis les planches du Shakespeare’s Globe où elle commence véritablement sa carrière en 2005, en s’illustrant dans la pièce Storm, jusqu’aux portes du Tardis, elle trace son chemin de pièces en séries (Black Mirror, Broadchurch, Tess d’Uberville, Trust Me) jusqu’au grand écran (Attack the Block, Good Vibrations).

Le film Vénus (2006) marque son entrée remarquée au cinéma aux côtés de Peter O’Toole, collectant dans son sillage quelques nominations. On la retrouve aussi aux côtés de Viggo Mortersen dans Par delà le bien et le Mal (2010) ou Ashes (2012) avec Luck Evans.

Des rôles et des registres très différents dans lesquels l’actrice paraît se glisser sans difficulté. Prochainement elle sera d’ailleurs à l’affiche de The Journeyman (sortie 24 juillet 2018) de Paddy Considine, qui raconte la vie du champion de boxe Matty Burton.

Impressionnante Jodie Whittaker. Derrière son sourire lumineux, on sent comme une force tranquille, impassible, une détermination sans faille. Pas le genre de femme à trembler d’être la première à incarner le Docteur. Bien au contraire, féministe et engagée, elle porte ce rôle avec fierté, en dépit de la pression et de nombres de remarques sexistes qu’a suscité son choix pour ce rôle.

Je n’ai pour ma part pas encore eu le temps de faire le tour de sa filmographie et il va me falloir creuser pour cela, car je présage hélas que nombre de ses films n’ont pas dû sortir en France.
Cependant son annonce en tant qu’interprète du 13ème docteur a été comme une douce brise, un petit miracle. Car Jodie Whittaker je ne l’ai croisée que deux fois à l’écran mais je n’ai oublié ni son visage, ni son nom.

C’est de ces deux rencontres dont je vais à présent vous parler…

Attack the block (2011)

En 2011 donc, Joe Cornish et les producteurs de Shaun of The Dead (ben tiens !) se lancent dans un film de science fiction un peu trash et déjanté où des aliens très énervés attaquent une cité du Sud de Londres, que le gang du coin va entreprendre de défendre.

On y retrouve entre autres John Boyega (coucou les fans de Star Wars), Nick Frost (coucou les fans de la Cornetto Trilogy) et Jodie Whittaker qui est donc là où on ne l’attend pas. Elle y incarne Sam, une infirmière qui se voit malgré elle entraînée dans cette lutte au côté du gang. Ce même gang qui l’a agressée pour la voler quelques heures auparavant. Ambiance, ambiance…

Si ce petit film drôle et trash n’est pas celui de sa carrière, on ne peut que remarquer la fraîcheur et le naturel, dont l’actrice fait preuve dans ce rôle. Peu importe le registre, il y a une forme d’aisance dans son jeu, comme une évidence. Elle fait partie de ces actrices, qui ont une présence à l’écran, quoi qu’elles fassent et dont on ressent le besoin de connaître le nom.

Broadchurch (2013)

Broadchurch offre à Jodie Whittaker l’un de ses plus beaux rôles, du moins à la télévision. Un rôle difficile, poignant et lourd, car il canalise à lui-seul une large part du poids émotionnel de la série. Quelle mère peut s’imaginer faire face à l’impensable ?

Dans la peau de Beth, Jodie fait des merveilles. Elle donne toute l’ampleur du chagrin dévastateur de cette mère, sans jamais en faire une victime. Car, la Beth Latimer qu’incarne Jodie Whittaker n’est pas une victime. Et c’est cela qui est profondément juste dans son jeu.

C’est une mère brisée par le chagrin, mais animé d’une rage, d’une colère folle contre celui qui lui a pris son fils. C’est ce qui lui donne la force de continuer, d’aller jusqu’au bout. Cela se ressent profondément dans le jeu de l’actrice qui en donne une interprétation à la fois viscérale et tout en nuances.

Photo Jodie Whittaker
©ITV Studios

Disons-le franchement, elle est tout simplement impressionnante dans Broadchurch et la scène de la plage suffit à vous nouer les tripes pour le reste de la série. A compter de cet instant, on perçoit cette ambiance lourde, pesante, qui se pose sur le huit-clos de la série comme un couvercle. Clairement, David Tennant et Olivia Colman mènent la danse, mais sur cette première saison, Jodie Whittaker donne le La.

Notons au passage qu’elle parvient tout au long des deux saisons à tenir avec cohérence la tension de ce personnage, mais aussi à faire passer ses contradictions, ses évolutions. Et Chris Chibnall n’a pas épargné son personnage en la matière. Un travail qui a dû être épuisant, voir éreintant, psychologiquement et physiquement.

Bigger on the inside

Bigger on the inside… L’expression qui définit le Tardis, mais que l’on pourrait également appliquer à notre nouveau Docteur. Car nul doute que Jodie Whittaker n’a pas encore dévoilé toute l’ampleur de la palette de jeu qu’elle recèle.

Il ne m’a fallu que deux fois pour me dire qu’il faudrait garder un oeil sur cette actrice. Juste deux. Elle fait partie pour moi de ces interprètes que l’on suit en confiance, les yeux fermés, même en terrain inconnu ou incongru, car on sait qu’ils promettent du bon. Trust her, she is the doctor…

Aussi j’attends avec hâte cette nouvelle saison de Doctor Who et je n’ai qu’un espoir : que ce rôle lui offre plus d’opportunités à l’international, sur petit et/ou grand écran, que nous puissions la voir plus souvent.

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©BBC

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“Eventually everything connects - people, ideas, objects. The quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames

5 commentaires Laisser un commentaire

  1. C’est normal que j’aie envie de chialer en lisant cet article? Maybe.
    En attendant tout comme toi je vais me pencher plus avant sur la filmo d’une fille bourrée de talent et de force tranquille.
    Et puis si elle est l’une des meilleures amies de mon David chéri, elle ne peut qu’être géniale? Non? 😉

    Aimé par 1 personne

  2. A reblogué ceci sur Bigrebloget a ajouté:
    Cette semaine ma Califette a décidé de nous parler un peu d’une femme qui donnera très prochainement le ton dans ma série préférée. Reste à savoir si Sexy se laissera conduire, mais je n’en doute pas.
    Alors, connaissez-vous Jodie Whittaker?

    Aimé par 1 personne

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