Lady Helen (t.3) L’Ombre des mauvais jours : Bouquet final

Résumé

Editions Gallimard jeunesse. Parution : juin 2019 Prix : 21€

Unis désormais par un puissant lien alchimique Lady Helen et Lord Carlston forment désormais la dyade du Vigilant Suprême. Ils n’ont désormais plus qu’un objectif trouver l’Abuseur Suprême et déjouer ses plans.

Mais les choses sont plus simples à dire qu’à faire. D’autant plus que que les abuseurs semblent prévoir toutes leurs actions et que les périls se multiplient sur leur route.

A cela vient s’ajouter la proposition en mariage faite par Lord Selburn pour sauver la réputation de la jeune femme, qui vient singulièrement compliquer les choses. A une heure où toute jeune femme ne devrait être préoccupée que de son trousseau de mariée, Helen, quant à elle, peine à trouver l’équilibre dans sa double vie.

Si la détermination de la jeune femme ne faiblit pas, des jours sombres et des choix douloureux vont s’imposer à elle dans cette ultime confrontation .

Lady Helen tome 3 : Les mauvais jours se terminent en beauté.

Après l’heureuse surprise des deux premiers volumes (chronique ici) voilà un tome que j’attendais impatiemment alors que nous avions laissé Lady Helen et Lord Carlston à Bath dans une étrange situation. Pour ne pas dire au bord du gouffre et les deux pieds dans la mouise.
Pour sauver le Vigilant la jeune femme avait pris le parti de créer entre eux un puissant lien alchimique qui, vous l’aurez deviné, n’est pas sans créer quelques complications.
Il est certain que lorsque tu es fiancée à un autre, pouvoir détecter ton coéquipier de marave à l’intensité des battements de son coeur, ça fiche un poil le bazar dans ta vie personnelle.

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Lady Helen  face à la gestion de sa double existence, allégorie. Source

Car, oui, souvenez-vous, on avait aussi laissé cette chère Helen à deux doigts de faire faire une syncope à toute la bonne société de la régence et sauvée in extremis par la demande en mariage de l’adorable blondinet, Lord Selburn.
Adorable certes, mais le blondinet entend bien que sa chère et tendre honore sa promesse et se consacre à son destin de future épouse, parce-qu’il ne faudrait tout de même pas le prendre pour une truite.

A l’heure où tout le monde s’attend donc à la voir parler chiffon et pièce montée, notre Vigilante Suprême essaie, quant à elle, de maîtriser son pouvoir décuplé, sans faire exploser tout Bath. Autant dire que ça a un petit côté Merlin cette affaire… En plus impressionnant, je vous l’accorde.

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Car avec tout ça, ne perdons pas de vue qu’ils ont tout de même un Abuseur Suprême à dézinguer pour éviter peu ou prou la fin du monde nos loustics. Abuseur qu’ils n’ont toujours pas localisé soit dit en passant… D’ailleurs, on nous le répète au moins deux fois par chapitre dans la première partie. Histoire que les glandus du fond qui voudraient lire ce tome indépendamment des deux premiers ou ceux qui auraient la mémoire courte, ne soient pas perdus, sait-on jamais. C’est un peu le défaut du bouzin, ça se traîne un chouilla sur le démarrage avec des répétitions, alors qu’on nous avait laissé à la fin du deuxième tome sur un cliffhanger de fifou.

Ceci mis à part, Alison Goodman montre encore une fois qu’elle maîtrise à la perfection sa recette de fantasy noire, mâtinée de romance, relevée d’éléments historiques et épicée d’une touche de Jane Austen. Au passage, les connaisseurs apprécieront le choix de Bath comme cadre pour cet ultime volet.
En parlant de fantasy noire, ne vous leurrez pas avec l’aspect romance, sur le plan côté sombre aussi, elle y met la dose et on en sera d’ailleurs quitte pour une bonne part de frissons. Ça peut surprendre quand on ne s’y attend pas, alors prévoyez un slip de rechange.

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Alison Goodman offre ainsi à sa saga une conclusion à sa hauteur, faisant la part belle à mille rebondissements et coups de théâtre.
Certes, le lecteur avisé ne manquera pas d’anticiper quelques-unes des grandes révélations. Néanmoins, l’auteure sait à merveille entretenir le doute et semer l’incertitude jusqu’au dénouement final, faisant encore une fois de son récit un captivant page-turner.

Comme dirait Gaston Leroux le presbytère n’a rien perdu de son charme ni le jardin de son éclat et, mis à part quelques petits défauts, ce dernier tome se révèle le petit plaisir coupable que l’on espérait. Haletant, il clôt ainsi la saga d’une façon à la fois attendue et pleinement satisfaisante.

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3 commentaires Laisser un commentaire

  1. Hiiiiii ! Je viens de le terminer et je suis sur la même longueur d’onde que toi. Par contre le petit supplément offert dont je te parlait n’est pas exceptionnel. C’est une réécriture d’un passage du premier tome mais perçu par Lord Carlston. C’est ennuyant, tu n’as rien loupé du tout !

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