Les Disparus du Clairdelune. Tome 2

Ayant dévoré les Fiancés de l’Hiver dans un élan d’enthousiasme irrépressible, je n’ai pu m’empêcher de me jeter tout de go dans la suite, Les Disparus du Clairdelune. Mal m’en a pris : le  tome 3 n’est pas encore sorti ! Misère ! Comment vais-je tenir jusqu’à sa parution ?

Résumé.

61DiwVO2qmL._SX342_BO1,204,203,200_Editions Gallimard Jeunesse. Sortie octobre 2015. 19€

La Passe-Miroir, tome 2, Les Disparus du Clairdelune.

Au tome précédent, nous avions laissé cette pauvre Ophélie, qui avait déjà manqué de périr plusieurs fois à cause de ses fiançailles, sur le point de rencontrer l’esprit de famille de l’Arche du Pôle, Farouk. C’était là la seule solution, trouvée par son glacial fiancé Thorn, pour éviter de la perdre avant son mariage.

La maladroite et impulsive Ophélie doit donc rentrer dans les bonnes grâces de Farouk pour obtenir sa protection. Ce n’est qu’à ce prix qu’elle assurera sa survie à la cour, ainsi que celle de la très enceinte tante de Thorn et favorite de Farouk, Bérénilde.

A la surprise générale et par le fait d’un caprice de Farouk, voilà Ophélie nommée vice-conteuse. Mais dans cet étrange monde d’intrigues et d’illusions, Ophélie n’est pas sortie des périls pour autant.

Pourquoi lui en veut-on autant ? A quel jeu joue donc Thorn son énigmatique fiancé ? Peut-elle réellement lui faire confiance ? Que sait-il vraiment du livre de Farouk, qui semble le coeur de toute cette histoire ?

Comment diable Ophélie pourrait-elle parvenir à garder la faveur de Farouk, en lui racontant des histoires, elle qui semble déclencher des catastrophes, rien qu’en ouvrant la bouche ?

Pour ne pas arranger les choses, voilà que la famille entière d’Ophélie, sa terrible mère en tête, a décidé de débarquer, tandis que les mystérieuses disparitions au Clairdelune se multiplient et que l’unique soutien d’Ophélie, l’ambassadeur Archibald vient de disparaître à son tour… Prise au piège dans les menaces, les intrigues et le jeu de la cour, Ophélie va-t-elle parvenir à s’en sortir ?

Mon avis.

Confortant mon impression du premier tome, je persiste et je signe: c’est diablement bien écrit. Les pièces du puzzle sont subtilement disposées et l’auteur nous donne juste assez d’éléments pour attiser notre curiosité et nous rendre complètement accros.

Toujours aussi maladroite et spontanée, Ophélie s’adapte difficilement au monde de la cour mais sait jouer d’astuces et de ses ressources. Elle continue de nous surprendre et l’on sent que Thorn aura fort à faire avec elle, si il continue à garder ses secrets.

D’ailleurs le mystérieux Thorn, parlons-en. Même si on commence à en savoir plus sur lui et à deviner ses motivations, il reste une énigme. Dans quel camp joue-t-il réellement ? Quel est son but ? Agit-il réellement dans l’intérêt d’Ophélie.

La fin du roman nous livre des éléments mais pas la clé de l’énigme. Et l’on se trouve aussi désemparés et perplexes qu’Ophélie qui barbote à l’aveugle dans ces eaux troubles, payant le prix fort des secrets et des trahisons.

Pourtant la petite a plus d’un tour dans son sac et elle parvient à marquer des points, parfois même à son insu.  En témoigne l’intérêt que lui porte Farouk, insaisissable esprit de famille. Perdu dans des bribes de souvenirs, à la poursuite d’une histoire qu’il aurait oubliée ou qu’on lui aurait fait oublié, Farouk semble voir en Ophélie la clé pour déchiffrer le secret de son livre et sa mémoire.

Mais n’est-ce du qu’à  son talent de liseuse ou l’esprit de famille perçoit-il autre chose chez la jeune femme ?

Ballottés d’un mystère à l’autre, on se trouve accrochés au fil de l’histoire, incapables de lâcher le livre, tant on est avides d’en connaître le dénouement. J’ai même eu du mal à décrocher pour me consacrer à ma chronique sur Les Maraudeurs de Tom Cooper, qui était pourtant une lecture tout aussi excellente. C’est dire !

Rien à faire, rien à redire, ce second tome est aussi savoureux que le précédent. Le style de Christelle Dabos est aussi agréable et efficace que son intrigue est addictive. Au sortir de ce nouveau volume, on n’a qu’une hâte : lire la suite !

13 commentaires

      1. Si Christelle Dabos fait le job et la joue à l’américaine, il paraitra probablement en automne. Mais on pourra lui tirer notre chapeau, parce que 3 tomes de cette valeur en 3 ans, c’est un peu la folie, non ?

        Aimé par 2 people

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