Les adultes n’existent pas.

Résumé.

Editions Delcourt. Parution : mars 2017. Prix : 15.50€

« Vous débordez d’ambition ?

Votre vie sociale est d’une richesse inouïe ?

Les responsabilités ne vous font pas peur et l’âge adulte représente  un défi exaltant ?

Allez-vous en.

 Ce livre s’adresse à tous ceux qui passent leur week-end à glander sur Internet, à ceux qui la journée rêvent de rentrer chez eux pour enfiler leur pyjama. Autrement dit, tous ceux qui se demandent : quand c’est exactement qu’on devient adulte . »

Mon avis.

Voilà de quelle façon la quatrième de couverture accueille le lecteur potentiel avec franchise. Avec une telle entrée en matière, vous imaginez bien que j’étais irrémédiablement attirée. Je l’ai feuilleté et je me suis empressée de le ramener chez moi, ayant déjà repéré l’objet en visitant The Blomsbury Muffin (comme quoi les muffins c’est toujours utile.)

Là, je l’ai offert triomphalement à l’Homme en lui disant :

Tiens ! On a écrit un livre sur ta femme.

–  Et sur Le Tanuki aussi… répondit-il après avoir examiné l’objet.

Ah oui, tiens ! En même temps c’est ma copine…

Il faut que je vous explique. L’âge adulte, je l’attends depuis plus de quinze ans. On m’avait bien briefée. A mes dix-sept ans, 364 jours, 23 heures, 59 minutes et une seconde, responsabilité, décision, culture et confiture (coucou Fan Actuel), j’étais prête… J’ai longuement attendu en me contenant très fort que ça me tombe dessus. Et puis j’ai rencontré l’Homme et là j’ai abandonné…

Du coup, je suis restée adulte à mi-temps, parentalité oblige.

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Tout cela pour dire qu’un album pareil, cela ne pouvait que me parler. Tout comme The Blomsbury Muffin,je ne connaissais pas l’auteur ou le webcomics mais j’ai immédiatement accroché à ce petit personnage adulte-non-adulte qui n’a pas vraiment envie de faire face au monde. Parce-que soyons francs, le monde des adultes c’est terriblement rasoir.

Sous forme de strips courts mais incisifs, Sarah Andersen croque avec humour et légèreté des sujets pourtant profonds comme le rapport à soi, au monde, les relations sociales, la procrastination. Difficile de ne pas s’identifier, au moins un peu, à cette petite bonne femme pas bien sûre d’elle, qui fait face aux déconvenues de l’âge adulte. Après tout, qui n’a jamais rêvé au moins un jour de pouvoir rester en pyjama ou au chaud, au lieu d’affronter l’extérieur pour aller travailler ? De pouvoir échapper aux corvées ménagères ou administratives ?

Je ne me suis pas reconnue dans tous les strips (vous trouverez en fin d’article un petit florilège de ceux qui ont le plus parlé à/parlent le plus de votre dragon) mais je me suis bien amusée car les situations sont particulièrement bien vues.

Et j’ai appris une chose : les adultes n’existent pas, car si on écoute juste un peu, on entendra l’enfant qui est toujours tapi quelque part au fond de nous, nous dire de reprendre un bonbon dans le paquet et que ce vieux sweat est tout de même drôlement confortable.

Avec quelques dédicaces dans les légendes.

 

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