Sherlock le manga (t.2) The Blind Banker.

Résumé.

IMAG0996Editions Kurokawa. Parution : février 2017. Prix : 12.90

« Sur le mur d’une salle de banque est découvert un étrange symbole peint en pleine nuit. Sherlock devine rapidement que ce message a été inscrit à l’intention d’un des employés nommé Van Coon. Mais celui-ci est retrouvé mort dans son appartement… Cryptogrammes et meurtres en série sont au programme de ce deuxième épisode de l’adaptation de la célèbre série TV Sherlock ! »

Mon avis.

Après l’agréable surprise du tome 1, c’est donc avec un plaisir  non dissimulé que j’ai retrouvé les dessins de Jay pour ce second épisode The Blind Banker, sorti le 8 juin.

Disons-le clairement : je l’ai dévoré !

Parlons esthétique…

L’objet n’est pas exempt de quelques défauts, en dépit de son esthétique extrêmement soignée. Clairement l’auteur se cherche encore sur certains points de graphisme des personnages, en particulier les nez, ou plus spécifiquement les profils. Ce pauvre Watson se retrouve affublé d’une petite patate un peu longue, qui fait quelque peu offense au physique de ce pauvre Martin Freeman

Bon. D’accord. Martin Freeman a un p’tit nez en trompette, mais ni aussi épais, ni aussi long. Ce n’est pas Cyrano !

Même remarque sur la couverture que je trouve un peu moins réussie que la première. Encore une question de nez, j’ai l’impression qu’il est plus à l’aise avec les personnages de face.

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Mais je pinaille par souci d’exigence. Car d’autres personnages en revanche, comme Molly, ont été mieux travaillé qu’au premier opus, et plusieurs des personnages secondaires comme l’inspecteur Dimmock, Amanda la secrétaire de Van Coon ou Soo Lin sont particulièrement bien représentés et identifiables au premier coup d’oeil.

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Par ailleurs, certaines mimiques très particulières de Benedict Cumberbatch ont été visiblement très étudiées pour parvenir à les restituer avec la plus grande fidélité. Et je dois admettre que l’effet est réussi, car j’ai eu un petit sourire sur certaines cases tant j’avais l’image en tête.

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Dernier point que je relèverais sur la partie esthétique, ces expressions typiques du manga très exagérées qui m’avaient un peu gênée dans ma première lecture, sont beaucoup moins présentes ou tout du moins épurées.

Si les esquisses d’inter-chapitres qui avaient suscité mon ravissement ne sont malheureusement plus là, on a néanmoins droit à quelques jolies surprises, si on soulève les rabats de couverture.

Globalement l’objet en lui-même reste tout aussi soigné dans sa présentation et délicat dans le dessin et les détails que le premier tome.

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Et sur le scénario ?

Eh bien on retrouve cette très grande fidélité presque pointilleuse qui ravira les fans de la série. Encore une fois, Jay restitue avec précision et finesse dans cet univers manga, les plans, les situations, les dialogues, préservant complètement l’esprit de la série. Il pousse même le vice jusqu’à ne pas traduire les échanges en chinois, gardés dans la langue d’origine dans la série, entre Soo Lin et son frère.

On a donc à nouveau, comme je le disais déjà pour le premier volume, un objet très singulier entre le script et storyboard, à la fois très esthétique et extrêmement précis, tout en gardant les spécificités, parfois atténuées,  du manga.

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Des détails des vases chinois aux motifs du pull de Watson, en passant par la graphie et le détail de la sonnette de Soo Lin, rien n’est laissé au hasard. Jay réfléchit et conçoit clairement son manga pour les fans de la série qui sauront faire attention à ce genre de détail. Et, le temps d’une lecture, on replonge dans un épisode sans la moindre difficulté et même avec délectation.

Certains ont des patchs à la nicotine pour arrêter de fumer ou pour résoudre des meurtres, d’une certaine façon, ce manga c’est le patch des accros de la série. Let’s play murder…

Plus d’informations ?

Retrouvez ma chronique du tome 1: Sherlock le manga

Ou lisez le compte rendu de l’interview de l’éditeur Kurokawa par Ing.com : Sherlock en manga, pourquoi ? pour qui ?

15 commentaires

  1. Ils ont peut être refilé une grosse patate à Watson (le pauvre, il est pas si gros son nez en plus…, c’est moche), mais alors les mains de Sherlock/Benedict sont quant à elles parfaitement parfaites. Hypnotisée je suis comme une mouche sur les phares d’un voiture. C’est à la limite de l’érotisme à ce stade là, nan ?

    Aimé par 1 personne

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