Sherlocked The Event.

Vendredi 23 septembre. 9.31 am. Aéroport international de Genève.

Cette fois-ci, on y est. Dans quelques heures, à 6.pm, la Convention Sherlocked ouvrira ses portes pour la seconde fois. Le ExCel Center, devenu un vieil ami depuis l’année dernière, m’attend. Un peu d’excitation. Un peu de stress.

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Arrivée au ExCel. Gates S1 to S3. Le ExCel n’a rien perdu de son charme, ni Londres de son éclat. On se pose avec ma dream team pour faire le plan de bataille. Ce soir, il n’y a rien de particulier de prévu. C’est juste l’ouverture, un temps off pour récupérer les pass, vérifier le planning, repérer les lieux et faire quelques photos. C’est tant mieux d’ailleurs car pour nous le planning s’annonce chargé. On fait donc le point sur les trucs à ne pas rater.

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Malgré tout, on sent l’excitation palpable tout autour de nous. Les premiers cosplays apparaissent. L’ambiance est bonne enfant.  A 5.30 pm, la queue se met en place d’elle-même, sagement, en attendant que le rideau se lève.

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Tout à coup, on y est. Le hall S2 s’étend, immense autour de nous. La configuration est différente de l’an passé, tout a été poussé pour laisser plus d’espace pour circuler et le Second Stage où vont se dérouler les talks en accès libre est plus vaste et moins engoncé. Un bon point. On repère les espaces des autographes (optimisés là-aussi) et des photoshoots. On en profite pour se balader, faire une première photo sur le Set victorien du 221b qui sera pris d’assaut demain.

D’un coup, une musique retentit depuis le 221 B Main Stage où les essais techniques sont en cours.

Ça vous prend aux tripes d’un coup. On en a les poils qui se dressent. Les habitués se regardent avec un grand sourire. Demain cette musique annoncera l’arrivée des guests sur le Main Stage. Demain, les compositeurs de cette musique, David Arnold et Michael Price seront avec nous. On touche au rêve.

En attendant, on va admirer les costumes victoriens de The Abominable Bride. C’est amusant comme on peut facilement repérer ceux de Martin Freeman, décidément pas avantagé dans ce casting de géants. (1)

Samedi 24 septembre. ExCel Center. 9.00am

Bien rangés, tous classés par pass et billets, en ligne dans le hangar S1. Beaucoup de monde mais une grande discipline.

La queue s’ébranle, la longue file se met en mouvement comme un serpent géant. Et voilà c’est parti !

Les gens des autres événements nous regardent avec bienveillance mais curiosité, nous, nos costumes, nos écharpes aux motifs étranges, nos chapeaux de chasse, nos tee-shirts aux curieuses sentences. Mais on se sent étrangement fiers.

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Cosplay du Mycroft victorien par The Sleeping Frog

On commence de suite la journée avec une session photo avec Amanda Abbington. Elle est si adorable que cela vous met à l’aise de suite. Cette actrice est un vrai rayon de soleil. Du coup, câlin du matin, ça fait du bien.

On circule bien mais les queues sont déjà longues et afin de collecter tous les autographes, on est obligés de ruser et de se relayer. Pas le temps de traîner. Si nos guests signeront près de 700 autographes (et  parfois plus !) chacun dans cette journée, nous aussi on a un emploi du temps de star, si on ne veut rien rater.

Direction la session photo avec Sue Vertue et Steven Moffat. Il n’y a pas à dire : un Moffat vu de près ça impressionne. Mais eux-aussi sont tout sourires et détendus, plein d’attention. On aimerait rester plus longtemps mais les photoshoots sont rigoureusement organisés pour que chacun ait sa photo. Une minute environ par personne. Il faut être préparé. Néanmoins pas d’inquiétude, si une photo est  vraiment ratée, on vous propose de la refaire. Et puis cette minute-là semble durer bien plus tant l’instant est exceptionnel.

10.45 : Moriarty Time.

On pique un sprint. On a rendez-vous avec the criminal mastermind  sur le Main Stage. Impossible de manquer cela. Andrew Scott n’est là qu’aujourd’hui. Le Main Stage est toujours aussi beau et impressionnant. Les équipes d’Arwel Wyn Jones, le set designer ont bien travaillé.

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Un petit coup de musique et l’acteur irlandais entre en scène sous des applaudissement nourris, visiblement ravi d’être là et un peu timide aussi.  Mais très vite, il se laisse aller, joue avec le décor, taquine le présentateur et nous parle de son bonheur de jouer dans Sherlock.

Ainsi que nous le révèle l’acteur, Sherlock est pour lui la première fois que son travail est reconnu par ses pairs. Cela a marqué un tournant dans sa carrière et lui a ouvert des portes. Mais sa plus grande joie, ce ne sont pas les récompenses, l’argent ou la célébrité, c’est le travail qu’il fait chaque jour en lisant des scenarii, en travaillant un personnage.

I always do the more. »

Andrew Scott. Sherlocked. 24/09/16

Quand le public lui demande s’il a des difficultés à laisser le personnage de Moriarty derrière lui en rentrant le soir chez lui, il éclate de rire : « Seriously ?! »  Non Andrew Scott n’est pas un schizophrène psychopathe, c’est un être humain chaleureux qui nous révèle quand même :

« I prefer playing Moriarty (than another villain) he’s the best. »

Andrew Scott. Sherlocked. 24/09/16

Il nous parle encore un peu de la relation Sherlock/ Moriarty qui sont, selon lui, obsédés l’un par l’autre, le temps d’évoquer un peu sa propre carrière, le film Pride qui représente beaucoup pour lui et il nous laisse sur un dernier conseil:

Everybody is different […] Just be who you are. »

Andrew Scott. Sherlocked. 24/09/16

Étrangement, ce ne sera pas le seul de la Convention à donner ce conseil.

Ce que l’on apprend : Si Moriarty était un animal, ce serait un serpent.

11.30. The soundtracks.

Deux autres invités de marque nous attendent déjà sur le Second Stage : David Arnold et Michael Price. Nos V.I.P qui s’ignorent. Ils semblent surpris de voir autant de monde venir les écouter. David Arnold cache son regard sous sa casquette, alors que Michael Price a un immense sourire.

Ces deux là forment un sacré duo et vont nous en raconter beaucoup. La première chose qu’ils nous révèlent est qu’ils sont encore en train de travailler sur les musiques de la saison 4 et ils nous promettent du lourd.

Revenant aux origines, ils nous expliquent qu’après avoir vu le pilote, ils ont eu une semaine pour sortir quelque chose. Mais qu’en fait, c’est venu de soi-même, ça a été une semaine d’écriture instinctive. Ils détaillent leur vision de leur travail , insistant sur le fait que chaque élément est lié dans la série. Que même lorsqu’il y a un nouveau personnage, il  y a des connexions. Tout vient du même ADN, ce qui est fondamental pour la musique.

« Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour que les gens s’attachent aux personnages, explique Michael PriceLorsqu’on s’attache, on ressent, on a des émotions. » C’est bien sur cette »fine balance between emotionnal and technical »  que repose le succès de cette bande originale si réussie. Du moins si l’on en croit ses heureux créateurs.

Et nos deux héros du jour semblent ravis de pouvoir échanger avec le public sur le sujet, car ainsi que nous le dit David Arnold« It’s an isolating experience writting music for a show on tv ».

Ne t’inquiète pas David ! On est là maintenant et tu vas en avoir pour ton week-end.

Ce qu’on apprend: Que tout cette collaboration a commencé autour d’une amitié, celle de David Arnold et Mark Gatiss, car ce dernier était fan des James Bond. Comme quoi, être fan ça a des résultats extraordinaires parfois.

On collecte encore quelques autographes, notamment ceux d‘Andrew Scott et Amanda Abbington qui ne seront pas présent le lendemain. Je bénis le pass Gold qui nous permet de couper un peu les queues. Andrew prend le temps de parler, demander d’où on vient. Il a l’air fatigué mais toujours souriant, affable. On a envie de lui apporter un café. Trois mots à Amanda pour la remercier de sa gentillesse, elle fond et du coup, hop nouveau câlin.

Un petit break. Il y a la queue aux toilettes autant qu’aux autographes. Des cosplays  de tous genres émergent des cabines, comme d’un Tardis. Un peu d’eau, un bol d’air, un coup d’oeil au planning. On modifie les plans en fonction des avancées de ce matin. L’objectif est de collecter le maximum d’autographes avant les clashes d’emploi du temps de demain pour être sûr d’avoir vu tout le monde.

J’arrive à attraper Steven Moffat et Sue Vertue au vol. Je fais éclater de rire la productrice avec mon tee-shirt « I don’t shave for Sherlock Holmes ». Je profite d’un moment de calme pour aller voir mon équipe technique préférée. J’ai raté leurs talks à ma grande déception mais c’est l’occasion d’échanger quelques mots avec eux.

Claire Pritchard-Jones et Sarah Arthur me confient qu’elles sont ravies d’être là et d’avoir un retour du public sur leur travail, tandis qu’Arwel Wyn Jones, à qui je fais part de mon admiration pour les décors du spécial, me tease en disant: « Et attends de voir la saison suivante. »

On est frappés par l’ambiance bon enfant, la gentillesse et l’attention que vous portent ces personne, cast and crew, qui vont pourtant voir défiler des centaines de personnes en deux jours.

En parlant de gentillesse, je saute d’une file à l’autre et vais à la rencontre de David Arnold et Michael Price. Grand moment d’émotion.

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Michael Price à gauche, David Arnold à droite

Non seulement je suis absolument fan de leur travail sur Sherlock mais de surcroît les compositions de David Arnold m’accompagnent depuis l’enfance puisqu’il est le compositeur des bandes originales de James Bond, d’Inpendance Day, Hot Fuzz et du Main Theme de Stargate. Je leur dis. C’est adorable de voir comme ils sont touchés. Sur leur invitation, j’ai droit à une photo en leur compagnie. Je l’ignore encore mais je suis devenue « our special friend » pour le reste de la Convention.

2.15 Back to the pilot.

Retour sur le main stage. En compagnie de Steven Moffat et Phil Davis. On décortique le pilote, sa réécriture, le changement occasionné par le passage du format 60 min à celui de 90 min. Pas le temps de prendre des notes, et rien que je ne sache déjà. Mais Phil Davis apporte un éclairage nouveau en expliquant comment il a travaillé le rôle du chauffeur assassin et en donnant une analyse psychologique. C’est trop court, toujours trop court. Une heure ça passe trop vite et on voudrait toujours en savoir plus. Mon regret sur ce talk est qu’il n’ait pas été appuyé par des extraits. Dommage…

4.15 The Team players.

Décidément on ne quitte plus le Main Stage ou presque. Dernier talk de la journée avec Amanda Abbington et Rupert Graves. Mon dieu ces deux-là sont intenables ! Ils commentent leurs réponses mutuelles, partent en fou rire. Amanda évoque le fait qu’elle ne connaissait pas le passé de Mary, jusqu’au tournage du dernier épisode de la saison 3, ce qui lui a permis de donner cette interprétation fraîche et amicale avant que la facette sombre du personnage ne se révèle. Rupert parle de la relation de Lestrade à Sherlock et ma foi, révise ses répliques avec le public…Et à un moment, parlant de l’attente entre les saisons, tout cela dérape comme une savonnette humide dans une baignoire mouillée. Un « Ho ho ho, it could be Mark ! », s’adressant à une bouteille d’eau faite téléphone par la grâce de l’improvisation, surgit et devient un leitmotiv pour le reste du talk. On passe à peu de choses de la bataille de coussins. J’en oublie de prendre des notes. C’est impossible, je ris trop. Nouveau moment touchant, quand, en réponse à une question, Rupert et Amanda en choeur, faisant écho aux propos d’Andrew sans le savoir, encouragent à être soi-même.

Avant de filer, on réussit à attraper l’autographe d’Una Stubbs dont la file s’est enfin réduite. On avait tenté le coup trois fois depuis le début de l’après-midi. La doyenne du casting fait partie des membres les plus aimés par le public. Je la remercie d’être restée si longtemps. Elle aussi se montre délicieusement adorable et me lance un « I love your scarf my dear. » avant que je ne parte.  Comment ne pas fondre ?

Fin de la journée pour nous. Le bilan est très positif. On a réussi à tout gérer ou presque. Il faut avouer que globalement l’organisation est bien rodée. On circule facilement. Les files d’attente sont bien gérées et le staff d’organisation est vraiment là pour aider.

Il est temps d’aller admirer Londres la nuit avant de repartir pour de nouvelles aventures. Demain deux lead guests nous attendent: Mark Gatiss et Benedict Cumberbatch himself !

Dimanche 25 septembre. 9.00 pm

Retour dans la file du S1. Je suis terriblement nerveuse car on commence la journée par une session photo avec Mark Gatiss. Outre le côté impressionnant, tout ce que nous pourrons faire dans la journée dépend de notre rapidité sur ce photoshoot, d’autant plus que le Charmant Petit Monstre a rendez-vous pour une autre photo avec Benedict Cumberbatch juste après.

C’est là que l’organisation cafouille un peu. La présence des deux Lead Guests sur le seul dimanche va un peu créer le souk. Après 50 min d’attente, on touche au but. Un coup d’oeil à la file qui reste… Oh dear !

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Mark Gatiss est très avenant, on le sent moins à l’aise avec les gens mais il joue le jeu chaleureusement et avec humour. J’ai droit à un câlin. Je sors avec les genoux et les mains qui tremblent. Tout va bien.

 Le Charmant Petit Monstre file conquérir Benedict tandis que ma deuxième acolyte et moi-même partons retrouver Steven Moffat sur le Second Stage.

11.00 am. Re-imagining Sherlock

Fidèle à lui-même, Mr Moffat se montre à la fois inspirant et pince-sans-rire. Il nous parle de sa découverte de l’oeuvre de Sir Arthur Conan Doyle, de l’importance que cela a eu. De sa façon d’écrire, que parfois sur six versions, en réalité la seconde s’avère la meilleure à travailler. Il évoque les différentes versions cinématographiques et télévisuelles de Sherlock Holmes, clamant son amour pour  Jeremy Brett et Basil Rathbone. Il n’oublie pas la version de Guy Ritchie arguant que le seul souci pour lui est le fait que Robert Downey Junior n’a absolument rien avoir physiquement avec le personnage décrit dans le canon.

Ce qu’on apprend : Qu’en réalité, l’image que nous avons du personnage de Sherlock Holmes est due à une erreur de destinataire. Quand le Strand Magazine voulut trouver un illustrateur pour les aventures du grand détective, il envoya une missive originellement destinée à Walter Paget, frère de Sidney, mais ce fut ce dernier qui la reçut par erreur. Amusé de l’erreur, celui-ci accepta l’offre et se serait servi de son frère comme modèle pour dessiner Sherlock Holmes.

11.45 Mr and Mrs Holmes.

C’est au tour de Wanda Ventham et Thimothy Carlton, les bienheureux parents de Benedict Cumberbatch, de faire leur apparition sur le Second Stage. Et c’est assurément un grand moment. Jouant leur propre rôle dans la série, ils  évoquent tour à tour la singularité de la situation, la façon dont ils abordés les rôles. Ainsi que le souligne Wanda: « On  nous a demandé de jouer des gens ordinaires, mais quels parents ordinaires appellent leur fils Mycroft et Sherlock !  » Il faut avouer que là, elle marque un point. D’ailleurs, c’est une sacrée personnalité la madame ! Volubile, elle envahit la scène, interpelle le public. Son époux plus réservé, fait penser à son fils.

Ensemble, ils sont drôles et étrangement chaleureux. En quelques minutes, on a l’impression de prendre une tasse de thé dans leur cuisine. De leur carrière personnelle à celle de Benedict, le chemin se retrace naturellement à travers l’évocation de Sherlock et on perçoit tout à la fois leur complicité de couple et leur fierté de parents.

Et quand Wanda Ventham raconte la première fois qu’elle a visionné le pilote, sa conviction que là, la carrière de son fils allait décoller, on sent l’émotion.

Ils nous révèlent aussi que sans Martin Freeman, de son propre aveu, Benedict n’aurait pas réussi à porter aussi haut le rôle de Sherlock. C’est une véritable alchimie entre eux. Et les parents de Benedict semblent vouer une réelle affection et admiration à Martin Freeman.

Ce qu’on apprend: Que Benedict est un grand romantique … comme son père. Merci Wanda !

Pause. Bol d’air. Toilettes. Je retourne jeter un oeil du côté des autographes avec Mark Gatiss ; Ce n’est pas gagné cette affaire. Il n’a pas encore commencé à signer en raison des sessions photos et il y a 200 pass platinum, sans compter les VIP, avant moi… On verra ça plus tard.

Pour le moment, on doit filer à la session photo avec David Arnold et Michael Price, si on ne veut pas rater le prochain talk…Avec Mark Gatiss justement. Nouveau joli moment de complicité. Je n’en reviens pas. Et en dix minutes on parvient à boucler le truc. On court pour attraper le talk avec Mark et échec critique ! Il a été échangé avec celui du matin d’Alistair Petrie (Major Sholto) et Yasmine Akram (Janine). C’est très intéressant aussi et drôle. Mais on est un peu désappointées. C’était le seul talk de Mark et on l’a raté.

Retour du côté des autographes, je parviens par miracle à attraper celui de Mark Gatiss, dire au revoir à David Arnold et Michael Price, toujours souriants, et à me rendre au talk avec Benedict Cumberbatch. Cela tient de l’exploit.

Il est à l’aise, joue et plaisante avec l’audience. Pas de questions du public cependant cette fois-ci. Mais j’ai du mal à me concentrer. Il est 4.20 pm. C’est l’avant-dernier talk.

5.20 pm. What’s next for Sherlock ?

Et voilà. This is it… On accueille Steven Moffat, Sue Vertue et Mark Gatiss pour un dernier tour de piste. Cette fois les questions viennent uniquement du public. On rit énormément et on aimerait que ce moment dure toujours un peu plus. Une jeune femme demande : Avec tous ces gens qui viennent de partout pour la Convention et toutes ces amitiés qui naissent autour de Sherlock, est-ce-que vous réalisez ce que vous avez fait ?

Tonnerre d’applaudissements. On sent l’équipe émue. Ils sont unanimes, cela les touche énormément, donne un sens à leur travail, ils en sont fiers… Et Mark Gatiss d’ajouter « Il faut dire à notre gouvernement que l’on veut rester tous ensemble. » Et pan pour le Brexit! Au moins c’est clair.

Ce qui ressort de leur propos, c’est que dans le monde où nous vivons, la fiction a une part de plus en plus importante, car justement elle permet de mettre en connexion des gens d’horizons et de cultures différentes. De les rassembler. De créer des liens.

Mais nos génies diaboliques se dépêchent de chasser l’émotion en lâchant quelques indices sur la saison 4. Nous maintenir sur la braise est leur petit jeu préféré. Ainsi nous sont donnés les noms des deux premiers épisodes de la saison 4:

  • S4 E1 :The Six Thatchers
  • S4E2 The Lying Detective

D’après les premières spéculations, The Six Thatchers ferait référence à la nouvelle The Six Napoleons où il est question de six bustes de Napoléon qu’un fou détruit méthodiquement sans que l’on sache pourquoi.  The Lying Detective serait inspiré de The Dying Detective, nouvelle où John trouve Sherlock mourant d’un mal mystérieux… A vous de mener l’enquête. Le résultat sera dévoilé en janvier 2017 sur BBC one.

Le temps est venu de dire au revoir au ExCel. Un peu partout, on traîne, on discute. Personne ne veut vraiment partir. Mais on se promet déjà de revenir si nouvelle convention il y a.

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En dépit de quelques rares et inévitables cafouillages, Sherlocked est un grand moment d’émotion, à l’organisation bien gérée. Refermant cette parenthèse, j’aimerais dire merci à toutes les personnes impliquées, casting et équipe technique de la série, membres de l’organisation. Leur gentillesse, leur prévenance contribuent à faire de cette convention un moment exceptionnel et particulier. Et comme le disait quelqu’un, on ressort de là, encore plus fan de Sherlock qu’on ne l’était en y entrant.

See you next time London !

(1) Mark Gatiss et Benedict Cumberbatch font respectivement 1.86 et 1.83, Andrew Scott 1.73m, contre 1.69m pour Martin Freeman.

Séries series

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“Eventually everything connects - people, ideas, objects. The quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames

39 commentaires Laisser un commentaire

  1. Tu es une warrior ! Je ne sais pas si (physiquement) je tiendrai deux jours comme ça. Le fait que j’adore ton compte-rendu, j’ai eu l’impression de pouvoir partager un bout de ça ! Vivement la diffusion de la saison 4 (ptet qu’il faudra que je me refasse la 3 avant car elle est bien loin la malheureuse !)
    Tu me donnes teeeeellement envie d’aller à Londres >_< je crois que pour l'année prochaine, ce voyage est inévitable.

    Aimé par 3 personnes

    • Je suis encore étonnée de ma chance. L’équipe entière de Sherlock est d’une gentillesse rare. Toujours le sourire, un petit mot, une attention, des plaisanteries. J’ai été agréablement étonnée de toute cette reconnaissance que nous avons reçu pour simplement être venus. Et de ces échanges, ces partages. Un vrai beau moment.

      Aimé par 1 personne

  2. Super compte rendu! Merci pour ce partage! On s’y croirait 😄 Du coup il faut que je t’avoue… Je n’ai vu aucun episode de Sherlock… Mais je sens que je vais m’y mettre! 😁😉 merci June! 😘

    Aimé par 1 personne

  3. Waouh ! Sacré week-end, vous devez être lessivés ! Merci d’avoir partagé tout ça avec nous en tout cas, ça m’a tout l’air d’être un super événement 🙂
    En tout cas, ça me donne encore plus envie de voir la saison 4 (et je l’attendais déjà avec grande impatience haha) !

    Aimé par 1 personne

    • Exactement. On a réussi à bien gérer le truc et la bonne organisation de l’événement nous a bien aidé. Bon bouteille d’eau ça j’ai fait mais manger échec critique. Je n’arrivais pas à avaler quoique ce soit. Ce moment où ton esprit prend le pas sur ton corps et lui dit  » merde »

      Aimé par 1 personne

  4. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cet article! J’ai mis du temps à découvrir cette série mais maintenant je suis vraiment à fond les ballons haha Il me reste le dernier épisode de la saison 3 à regarder! J’essaye de me retenir un peu parce qu’ensuite je sais que l’attente de la saison 4 va me paraître interminable! 🙂

    Aimé par 1 personne

  5. C’est effectivement un beau programme de ministre que vous avez là, je n’en reviens pas 🙂
    Je suis très très jalouse of course, chanceuse XD. Et ça donne envie, même si je ne sais pas si je pourrais tenir un weekend comme ça. J’aime bien prendre mon temps et profiter ¯\_(ツ)_/¯

    Aimé par 1 personne

  6. A reblogué ceci sur June & Cieet a ajouté:

    Il y un an jour pour jour, je retrouvais Londres, en compagnie du Charmant Petit Monstre, pour la seconde édition de la Convention Sherlocked.
    À mon retour, je tentais avec un véritable pavé de vous faire partager cette expérience inouïe.
    Retour sur un événement de fous qu’on n’est pas prêtes d’oublier !

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