Hero Corp : Chronique Intégrale

Maintenant que cela fait une semaine que l’épisode final est passé, je pense qu’il est temps de reprendre les choses calmement pour les remettre à plat dans un ultime billet. Mettons un instant l’émotion de côté et reprenons la série saison par saison, avec résumé, points forts et répliques cultes.

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Fiche technique

Sortie : 2008

Scénaristes/ créateurs : Alban Lenoir et Simon Astier.

Réal : Simon Astier

hero corp saison 3 poster affiche wallpaper fond d'_cran saison 4 teaser trailer info simon astier

Casting.

Simon Astier : John

Agnès Boury : Mary

Sébastien Lalanne : Doug

François Podetti : Burt (dit Captain Shampoing. Alias Acid Man)

Alban Lenoir, : Klaus (dit Force Mustang)

Arnaud Joyet : Stan

Gérard Darier : Stève

Hubert St Macary : Tonton Hoodwink

François Noël : Cecil (maire du village)

 Etienne Fague: Mick alias Reception

François Frapier : Kyle

Aurore Pourteyron : Jennifer

Jennie-Anne Walker : Claudine

Stéphanette Martelet : Miss Moore (assistante de Mac Kormack)

Lionnel Astier : Neil Mac Kormack, directeur d’Hero Corp

Arnaud Tsamère : Captain Sport Extrême.

Emilie Arthapignet : Helena, fille d’un orage et d’un laurier.

Didier Bénureau : Lawrence, Super invisible

Christian Bujeau : The Lord

Josée Drevon : Mégane, mère de Jennifer

Charles Clément : Eraste, fidèle d’Hypnos

Jacques Fontanel : Theodor

Antoine Cholet : Duco

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|: |Saison 1 : Le village

51e7msZvxnLRésumé.

Appelé dans un petit village au fin fond de nulle part, pour l’enterrement de sa tante Mary, John débarque dans un endroit perdu où il trouve tous les habitants un peu étranges. Il est encore loin du compte en pensant ça.

Il va découvrir qu’il a atterri au milieu d’un village de super héros dont les pouvoirs ont dégénérés de façon approximative (moisie ?), que sa tante n’est pas morte à proprement parler et qu’elle l’a fait venir pour sauver le monde. 

Points forts et points faibles.

Evidemment sur cette saison, ce qui pêche c’est le manque de moyens qui se ressent un peu. Surtout sur les scènes de combat ou les effets spéciaux. En même temps c’est ce qui en fait une saison unique et lui donne ce cachet particulier. Par ailleurs, l’aspect un peu « bricolage » colle très bien au côté décalé et à l’humour de la série donc ça passe.

La lenteur des premiers épisodes donne le temps au décor de se planter et au spectateur de prendre ses repères pour toute la série. Néanmoins c’est une spécificité qui en a parfois découragés certains de continuer. Il faut persévérer et aller au delà des quatre premiers épisodes, après quoi la série prend vite son rythme de croisière. L’ambiance et le ton sont déjà là et on perçoit la cohésion d’équipe au niveau du casting. Ça tombe bien ! Cette ambiance de copains sera une des grandes forces de la série.

Répliques et  héros.

|: |Les répliques.

John, ép.1, saison 1:

« Vous avez un brief général au niveau de l’accueil non ? »

John, ép.1, saison 1: 

« Attendez, est-ce-que vous pourriez juste m’allumer la lumière parce-que j’ai pas trop de slip de rechange. »

John, ép.4 saison 1

« John : Je suis dans un village de super-héros moisis. Tu m’as fait venir dans un village de super-héros moisis ! Mais si j’raconte ça quand j’rentre on va m’lancer des cailloux quoi ! »

Captain Sports Extrêmes, ép.13. saison 1.

« Captain Sports Extrêmes : Bon, on a trois possibilités. Soit on fait nos connasses et on descend en rappel, soit on n’est pas des fiottes et on y va en free fly !
John : Ouais donc y a que deux possibilités en fait. »

Klaus, saison 1 :

En chantant  » Si t’es fier d’aller piller the Lord tapes dans mains ! »

En fonçant « Pinaaaage »

« Tu veux m’pécho ? « 

|: |Les personnages.

Comme de juste dans une première saison, la narration est axée sur le personnage central c’est-à-dire John. Ce sont ses réactions qui font découvrir aux spectateurs l’univers des supers héros, l’aident à comprendre le contexte dans lequel il évolue. Peu à peu, par son biais, les problématiques de la saison, mais aussi de la série se mettent en place.

Il est secondé par un duo magique  Doug (Sébastien Lalanne, aussi directeur artistique de la série) et Klaus (Alban Lenoir), qui sont juste fabuleux pour mettre le spectateur dans l’ambiance, avec notamment la merveilleuse scène du lancer fumier.

Evidemment, on ne peut pas évoquer cette saison, sans parler de Captain Sport Extrême alias Arnaud Tsamère, absolument inénarrable et drôle. Avec la petite devinette qui va bien : « Si c’est trop long ça peut faire mal. Si c’est trop court, il n’y a aucun kiff. Et mon tout est pour les fiottes. » Allez, vos réponses en commentaires. 

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|: |Saison 2 : Le bunker

51ykioRPfWLA la suite de la victoire sur The Lord, le village a été mystérieusement bombardé. John, Doug, Klaus et Jennifer, qui découvrent la situation à leur retour de Montréal, se mettent en quête de survivants. Peu à peu, ils comprennent que tous les sites de l’agence ont subi le même sort. Désormais tous les supers héros survivants n’ont plus qu’un point de ralliement : le bunker secret. Mais leur ennemi dans l’ombre a deviné que son plan n’avait réussi qu’en partie et est bien résolu à ne pas les laisser en vie. En parallèle John éprouve depuis la mine d’étranges symptômes et ses pouvoirs sont perturbés…

Points forts et points faibles.

On est en plein dans l’action et le cercle des protagonistes s’élargit, dynamisant encore plus la narration. Le fil rouge du récit s’étoffe puisqu’on en apprend plus sur le passé de John et ses pouvoirs. A présent, le spectateur a deux points d’accroches :

  • Le destin de la communauté des supers héros : Vont-ils survivre ? Peuvent-ils redevenir des héros ?
  • Le personnage de John : Réussira-t-il à gérer ses pouvoirs ? A assumer son rôle de super-héros ? Basculera-t-il vers le mal ?

Une saison 2 qui pose donc beaucoup de questions et ouvre pas mal de pistes narratives, sans compter le cliffhanger de fou qui la clôture.

Répliques et héros.

|: |Les répliques.

Klaus, ép.1, saison 2 :

« Et bah voilà, ça y est, on pleure comme des petites connasses. »

Mary, ép. 14, saison 2 : 

« Je suis désolée pour ce que je vais dire, mais son accent ça me chauffe un peu le cul. »

Mique, ép. 14, saison 2 :

« L’autre la honte ! Son beau-père c’est The Lord. »

Klaus, saison, ép.8 :

« Tu vas bien rester où t’es Chichi le petit chinois, tu vas bien te calmer et tu vas bien réfléchir à c’qui pourrait t’arriver si tu faisais encore un pas dans cette direction. »

|: |Les héros.

Parmi les p’tits nouveaux, Jean Micheng assurément  avec son pouvoir interloquant. Ça ne se raconte pas, ça se vit.

Et dans les apparitions guest, Alexandre Astier dans le rôle d’Araignée Man parce -qu’une araignée c’est méchant.

Trois personnages récurrents de la série prennent pour cette saison 2 une place essentielle dans les rouages de l’intrigue :

  • John Sr, qui détient les clefs du passé de John…
  • Burt, qui est le premier à comprendre comment récupérer ses pouvoirs de super-héros. C’est mon héros à moi Burt, rempli de bonne volonté mais sans trop de confiance en lui. C’est le vilain petit canard qui va se transformer en badass au fur et à mesure de la série. Vive Burt (et donc François Podetti) !
  • Mac Kormack est avec John Sr un des éléments  actifs de l’intrigue. Beaucoup plus présent,  on comprend que le directeur de Hero Corp n’est pas totalement honnête et son intervention va énormément influer sur la destinée des survivants du bunker.

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|: |Saison 3 : L’île et le monastère.

61PFGvT3BxL._SL1000_Le bateau devant les mener à Montréal pour sauver l’agence ayant mystérieusement fait naufrage, nos supers héros se retrouvent dispersés sur ce qu’ils pensent être une île. Ce n’est pas sans mal qu’ils finissent par retrouver la civilisation et Miss Moore dont la demeure familiale est située dans le coin. Étrange coïncidence… Elle leur apprend que désormais ils sont tout ce qui reste d’Hero Corp car l’agence est tombée aux mains d’Hoodwink qui sème le chaos à Montréal pour faire payer ses services.

En attendant, d’étranges phénomènes ont lieu dans le voisinage de leur nouvelle base, on parle de bêtes qui rôdent à la tombée de la nuit, d’habitants qui disparaissent. En passant, Doug est devenu un vampire de jour, ce qui ne facilite pas la cohabitation…

John, quant à lui, est irascible et replié sur lui-même. Depuis le bunker, ses symptômes se sont intensifiés et il ne maîtrise plus ses pouvoirs qui se manifestent anarchiquement. Ce qui a pour conséquence handicapante de le faire prendre feu de façon intempestive. En attendant de comprendre ce qui lui arrive, il se fait soigner dans un monastère voisin. Mais Mary ne tarde pas à se rendre compte d’un élément qui va tout remettre en cause… 

Le danger est bien plus proche qu’ils ne le pensent. Nos supers héros vont devoir tout reprendre de zéro et surtout trouver la confiance qui leur manque pour faire face à leur pire ennemi : eux-mêmes. De leur capacité à redevenir des supers héros dépend la survie du monde…

Points forts et points faibles.

Le point faible de cette saison est incontestablement le timing des épisodes qui dessert la ligne narrative. 7 min c’est définitivement inadapté pour cette intrigue où se tendent différents fils en parallèle, cela casse le rythme du récit. On s’en rend compte lorsqu’on fait un visionnage intégral de la saison sans coupure : ça passe carrément mieux et on saisit nombre d’éléments passés inaperçus au premier abord.

Malgré cela, cette saison reste une bonne saison où les personnages évoluent sensiblement et où les enjeux pour John comme pour nos héros deviennent de plus en plus clairs. Surtout maintenant qu’ils ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes, sans secours possible. D’ailleurs, fait notable, c’est le moment où nos héros commencent véritablement à redevenir des supers héros. C’est donc une saison qui amorce un tournant dans la série, jouant avec sur l’humour et ce côté très sombre et psychologique qui émerge.

Visuellement, esthétiquement et techniquement, on perçoit aussi que les saisons sont de plus en plus maîtrisées, tout autant que les comédiens maîtrisent complètement leurs personnages, au point de pouvoir se permettre d’en jouer.

Répliques et héros.

|: |Les répliques.

 Eraste et Jane, ep. 15, saison 3

Eraste : « Je vous l’avait dit que c’était un grand jour ! »
Jane : « Machin qui prend feu, vous trouvez que c’est un grand jour vous ? »
Eraste : « Hypnos, merde à la fin ! »

Helena.

«  Je suis Helena, fille d’un orage et d’un laurier. »

Stan et Stève. Ep. 6, saison 3.

Stan : « Vous vous situez à l’intérieur d’un réfrigérateur, vous êtes respectivement un yoghourt à la mûre et une échalote. Jean-Philippe, le propriétaire de l’appartement dans lequel se trouve le réfrigérateur, s’apprête à vous utiliser pour une recette mélangeant le salé et le sucré, mais vous n’avez pas envie ! Parce que vous n’aimez pas mélanger les saveurs, vous préférez la cuisine traditionnelle. Je suis Jean-Philippe, j’ouvre le réfrigérateur, et attention ! Vous ne voulez pas vous faire attraper ! » … « J’ai compris un truc sur mon pouvoir, faut que ce soit hyper imagé pour que ça marche. »
Stève : « Et long aussi, non ? »
Stan : « Imagé, mais c’est sûr qu’il faut prendre le temps de poser un univers quoi. »

|: | Les Héros

Fait singulier pour une série de super héros mais sur cette saison ce sont les vilains qui squattent le devant de la scène. Il faut dire qu’on a du charisme à revendre dans la besace. A commencer par Eraste, lieutenant d’Hypnos (grand méchant de son état). Jamais méchant ne me fit autant mourir de rire. C’est du méchant pince-sans-rire, la répartie au bout des lèvres avec du panache. Savoureux quoi !

Surtout qu’il est « brillamment » entouré par Claudine, Jane et Helena, autant vous dire que le règne du chaos n’est pas gagné mais qu’en revanche nous on s’amuse beaucoup

Personnage clé du récit, au sens où elle enclenche l’élément perturbateur : Mary. Essentielle car elle détient les clés de l’histoire de John, c’est un personnage pivot mais souvent  en recul de l’action directe. Pourtant elle est régulièrement moteur pour la faire avancer. Elle amorce l’élément déclencheur : elle fait venir John au village, organise l’évacuation du bunker, prend John Sr avec eux sur le bateau pour Montréal.

Petit bonus de cette saison 3 qui a été longtemps si incertaine, un florilège de guests qui viennent faire un petit clin d’oeil aux copains tels que Manu Payet, Jean-Luc Lemoine,  Baptiste Lecaplain, le Palmashow…. Hero Corp, toujours une histoire de copains !

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Saison 4 : Montréal et la prison.

61-mi-MfZgL._SL1000_Après les événements du monastère, au terme desquels ils ont été capturés par les hommes d’Hoodwink, les supers héros se retrouvent enfermés dans une prison haute sécurité, avec des mutants et autres individus atypiques. Des pertes sont à dénombrer et Mary, Mique et Stève sont prisonniers des vilains tandis que Klaus a disparu dans la nature. (voir la mini série de transition La Voie de Klaus)

Le moindre prétexte ici est raison à se retrouver au mitard, qui n’est d’autre qu’un laboratoire d’Hoodwink où ils sont utilisés comme cobayes pour tenter de leur extorquer leurs pouvoirs. Pour survivre en prison, ils vont devoir ruser et se faire une place. Seulement ils ne peuvent pas utiliser leurs pouvoirs…

Heureusement ils peuvent compter sur des alliées à l’extérieur, Jennifer, Miss Moore et Megane (libres car ce sont des civiles) sont prêtes à tout pour retrouver leurs hommes et leurs amis, même à se mettre en travers des plans d’Hoodwick.

En dépit de sa communion avec Hypnos et de l’assassinat de son père, John ne parvient pas à prendre sa place de super méchant. Une certaine part de bien semble survivre en lui, ce qui rend très mécontent son démoniaque super patron qui punit Eraste, Claudine et Jane par contumace. Qu’adviendra-t-il de John ? Klaus respectera-t-il la mission qu’il lui a confié ? Quelle part de lui va l’emporter ?

Points forts et points faibles.

Le seul point faible mes p’tites chagasses, c’est que si vous n’avez pas regardé la web série de transition, La Voie de Klaus, vous risquez de prendre un peu de temps à comprendre certains aspects. Pour le reste, cette saison est un vrai plaisir, riche en humour et en retournements de situation. Simon Astier y exploite pleinement l’univers de la prison, s’offrant même des épisodes spéciaux ou des intermèdes musicaux (parfaitement intégrés au récit, merci Tété. J’en ris encore). Au programme, des zombies, des mutants, de la baston, Tonton Hoodwink à son meilleur et des révélations inattendues sur Mac Kormack.

Bref esthétiquement ou scénaristiquement, on ose, on innove, on s’amuse, et c’est payant parce-qu’en tant que spectateur, nous, on s’éclate.

Répliques et héros.

|: |Les répliques.

Helena.

 » Je ne suis pas disponible le matin car mon mari est une petite cochonne. « 

Bibou

«  On est tous d’accord sur un point, on veut faire sa fête à Tonton Hoodwink » 

Mique

* à dire sur un ton hyper énervé.*  » Parce-qu’on est remplis d’amour dans cette p’tain de pièce ! »

|: |Les Héros

Encore des méchants dans ce petit top mais pas que. En même temps, ce n’est pas ma faute : Simon Astier a avoué lui-même adorer les méchants car ils avaient quelque chose de cassé.

Hoodwink assurément sort le grand jeu dans cette saison. Il révèle toute l’entendue de son répertoire d’enculé (excusez-moi du terme), c’est à la fois terrifiant et jouissif, car Hubert St Macary donne une prestance impressionnante au personnage.

Dans les personnages qu’on est heureux de voir évoluer, je demande Helena, qui réalise que, même en tant que méchante et femme d’un super méchant, elle a une vie à elle. Et quand Helena commence à se lâcher, ça roxe du poney sur les répliques. Sur ce coup-là, Emilie Arthapignet tire son épingle du jeu et ça se vérifie en saison 5.

Dans la même famille, je demande Doug. Souvent faire-valoir de John et Klaus, il est lâché en roue libre sur cette saison et il n’y a pas à dire, ça met du piquant. Sébastien Lalanne joue avec talent sur les différentes gammes de son personnage, un pur régal.

Parmi les nouveaux, Duco fait partie des ovnis qu’on voit arriver avec grand intérêt, son intervention est d’accord essentielle pour le cliffhanger de la saison et l’intrigue de la saison 5. Pas vraiment un super héros, ni méchant, ni gentil, ce qu’il veut c’est détruire Hoodwink, mais il semble avoir d’autres motivations qu’on ne cerne pas encore. C’est pourtant un personnage que j’adore, grâce au jeu très fin d’Antoine Cholet. J’étais ravie de le retrouver en saison 5.

Enfin big up à Bibou complètement allumé, qui ne sert pas à grand-chose mais qui forme un duo insolite avec Duco et apporte un côté totalement déjanté dans cette ambiance plutôt sombre.

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|: |Saison 5 : Over the moon 

81q9NJcbeGL._SL1500_Depuis la défaite de l’étrange gouverneur Jack Distinct, les super héros ont signés une alliance avec les civils et Hero Corp est officiellement redevenu l’instance protectrice de la ville de Montréal. Désormais règne l’ordre et la paix… Du moins en théorie. Chacun de leur côté, John, Klaus et Mary vont se rendre compte qu’il y a quelque chose de pourri derrière cette façade idyllique. 

Une ultime fois, les super héros vont devoir aller au bout d’eux-mêmes pour sauver le monde et découvrir la vérité. Mais quel destin les attend au bout du chemin ?

|: |Points forts et points faibles.

Je ne sais pas si, à chaud comme ça, je suis assez objective pour vous rendre compte de cette saison 5. Pour moi, ça a été un feu d’artifice où on est passé du rire aux larmes en permanence, où l’émotion était constante. C’est la confrontation finale qui place nos héros face à leurs problématiques et où John réalise enfin l’enjeu du chemin qu’il a parcouru. Autant vous dire que c’est l’ascenseur émotionnel en permanence …

 A la réalisation et au scénario, Simon Astier joue des genres et des registres avec sagacité, s’offrant même le luxe d’une micro-parodie et d’un caméo sous forme de télé-novelas avec Bibou, Jennifer, Miss Moore et Morgane.

Certes, tout n’est pas limpide immédiatement et il faut le temps de digérer certains épisodes mais encore une fois une mini-série et une application sont là pour faire la transition. On regrette aussi de ne pas savoir comment ont fini certains personnages, même si il était évident que tout le monde ne pourrait être là, sans que ce soit inextricable. Ce qui n’empêche pas quelques révélation sur la passé de nos héros et le pourquoi du comment.

Encore une fois, on ose et on innove et visuellement ça claque. Énorme coup de coeur sur le générique qui est juste sublime et qui n’a rien à envier aux Marvel auxquels il fait un clin d’oeil.

Cette saison 5 est réservée aux initiés dans le sens où il est impossible de la regarder séparément du reste. Il faut avoir visionné l’intégralité de la série pour comprendre les enjeux et problématiques qui trouvent leur aboutissement. Jeune padawan qui croise là la route d’Hero Corp, tu sais ce qu’il te reste à faire.

Que dire de plus ? Sinon que cette série a la fin grandiose qu’elle méritait. Ce n’est pas une fin parfaite, car ce n’est pas une série parfaite. Elle a souffert de ses petites imperfections. Mais c’était une série parfaite pour ceux qui avaient intégré son univers, car ils l’aimaient comme ça.

Depuis 2008, Hero Corp a énormément évolué, grâce à l’expérience et aux acquis de son réalisateur et scénariste. Ceux qui l’ont suivie depuis ses débuts, ne peuvent qu’apprécier cette évolution, sans pour autant renier le charme des premières saisons. A travers les super-héros et dans un contexte fantastique, Hero Corp est une série qui parle avant tout de l’humain, de notre capacité à faire face à nos doutes, à nos faiblesses, à nos parts d’ombre. Simon Astier avait résumé cet esprit ainsi :

 « Au bout d’un moment, il faut avoir confiance en ce qu’on est et en ses capacités, quoiqu’il arrive. »

Simon Astier. Hero Corp. Le Moov’

C’est sans doute pour cela qu’Hero Corp a été aussi une grande aventure humaine qui a su fédérer un fandom si présent, si motivé.

Hero Corp a aussi démontré avec panache qu’il était possible de faire preuve d’originalité, de singularité à la télévision française. De parler d’autres choses que de flics, d’avocats, de divorces et de délinquance… ou de brocante. Qu’avec un budget pas exorbitant et beaucoup de motivation on pouvait faire un petit ovni plein de qualités.

Répliques et héros.

|: | Les répliques

Hoodwink, ep. 1 Saison 5 :

« Si y’a moyen de buter des gars, j’en suis mes p’tits cocos ! »

Mique, ep 1. Saison 5 :

« Si je pouvais littéralement m’en battre les testicules avec un truc, je le ferais… »

Captain Sport Extrême :

« Les baudriers  c’est pour les grosses fiottes. »

Klaus, ep. 1, Saison 5 :

« Ah ouais donc si la discussion durait 15 secondes de plus, j’voyais ton zgeg. »

Klaus, ep. 7, Saison 5 :

« Il y a quelqu’un qui va passer un sale quart d’heure ! Et j’ai oublié ma montre. »

Klaus/John, ep 7, Saison 5 : 

« Klaus : C’est pour quoi ?

John : Déglinguer des gars.

Klaus : Bien sûr ma gueule ! »

|: | Les Héros.

  • Helena et Hoodwink toujours au top chez les méchants, ce qui donne deux scènes mythiques : celle des retrouvailles d’Helena avec John et la scène du combat où Helena est juste badass et Hoodwink s’offre un moment de classe internationale.
  • Klaus qui aura été mon chouchou jusqu’au bout et son duo avec Duco en début de saison 5 qui était un petit plaisir.
  • Mary : Mais Mary quoi ! Je ne peux pas en dire plus, mais Mary a achevé tout le monde sur le dernier épisode.
  • Tété :  Le passage musical à pleurer de rire tout simplement.
  • Theodor : Enfin ! Enfin ! On voit Theodor.

 

10 commentaires Ajouter un commentaire

  1. rp1989 dit :

    Je n’ai pas encore vu la dernière saison (honte à moi lol). Je pense que c’est la saison 2 auquelle j’ai moins accroché. Les saisons 3 et 4 sont vraiment géniales je trouve.

    Aimé par 1 personne

    1. juneandcie dit :

      Si ce sont tes préférées, tu vas adorer la 5ème. Mais prépare tes mouchoirs.

      Aimé par 1 personne

  2. Maned Wolf dit :

    Yes, magnifique rétrospective ! T’as fait du bon boulot 😀
    Ca m’a rappelé une fois où j’étais au théâtre et d’un coup Jonathan Lambert débarque sur scène et je suis devenue excitée comme une puce genre « Mais ! MAIS ! C’est CHAUVE-SOURIS MAN !!!! » (Un grand moment de solitude, quelque part, personne avait la ref’ :P)
    Et j’aurais mentionné Arnaud Tsamère aussi, et le parfait duo de Stève et Allan dans la saison 1, mais bon autant remettre le script entier des 5 saisons au bout d’un moment x) Bref, je pense que je vais toutes me les refaire avant d’attaquer la 5 😀

    Aimé par 1 personne

    1. juneandcie dit :

      J’ai mentionné Captain Sport extrême en Heros de saison 1 Si ma mémoire est bonne. Mais c’est vrai que j’ai énormément culpabilisé de ne pas pouvoir tout citer. J’ai du me freiner pour ne pas faire un article de 20 pages. Après la meilleure façon de prendre goût à cette série c’est de la voir au final. 😊

      J'aime

    2. juneandcie dit :

      Allez rien que pour toi j’ai rajouté LA devinette… j’attends la réponse. XD

      Aimé par 1 personne

      1. Maned Wolf dit :

        Hahahhaa mon cerveau a hurlé « UN ELASTIIIIIQUE » avant même que j’aille lire la devinette 😛 C’est grave docteur ?

        Aimé par 1 personne

      2. juneandcie dit :

        Mais non !!! Tu fais juste partie de la grande famille un peu barrée des HeroCopains. C’est très bon pour la santé du cigare ! XD

        Aimé par 1 personne

  3. Et bien! Quel article! Tu as dû en passé du temps!

    Aimé par 1 personne

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