« Manners maketh man »

Colin Firth

Selon des sources top secrètes et drôlement fiables, il paraîtrait que c’est l’anniversaire de Colin Firth.

Si vous n’êtes pas au courant, c’est que vous avez perdus tous vos identifiants aux différents réseaux sociaux. 

Plonger en chemise blanche dans un lac rend apparemment votre anniversaire aussi important que celui de Sa Majesté herself.

Je n’ai pas pour coutume de célébrer en grande pompe les anniversaires des acteurs que j’aime bien.

Déjà, je n’ai pas le talent de Fan Actuel pour les lettres ouvertes.

Ensuite, il y a quand même peu de chances :

a. Qu’ils s’en aperçoivent. Du coup, aucun risque qu’ils se vexent d’une omission.

b. Que j’ai une carte de vœux pour le mien en retour.

Enfin, la dernière raison, et non la moindre, je risquerais de vous saturer d’articles, car il y a quand même une sacrée charrette d’acteurs talentueux en ce bas monde.

Mais…

Oui, il était là le « Mais ».

Il y a forcément un. Sinon il n’y aurait pas d’article ! 

… en grande fan d’Orgueil et Préjugés, je ne pouvais pas ignorer l’anniversaire du seul interprète mémorable, historique…  Historique que dis-je ! Légendaire ! De l’insupportable et merveilleux Mr Darcy !

Outre son fabuleux pouvoir de suggestion, car cette satanée chemise est juste humide après tout, cette séquence est un magnifique moment de gêne réciproque entre les protagonistes.

Est-ce le moment où je vous révèle l’information croustillante délivrée par RadioTimes en l’honneur de cette journée ?

Préparez-vos kleenex les filles.

La scène de la chemise mouillée aurait du être… un peu plus dévêtue, selon le scénariste Andrew Davies. La bienséance m’interdisant de préciser, je vous laisse imaginer.

Oui, cette scène aurait pu beaucoup embarrassante pour cette chère Lizzie Bennett ! 

Au passage, on peut aussi rendre grâce à ce cher Colin Firth pour son sens de l’autodérision et la subtilité avec laquelle il a joué de la mise en abyme de sa personne et de son personnage dans Bridget Jones,

On ne saurait oublier sa bagarre avec Hugh Grant.

Ni ce splendide pull-over.

Source theguardian.com

Cet homme-là est la quintessence du flegme et de l’humour britannique. Il peut traverser le ridicule de n’importe quel scénario.

Oui, ceci par exemple.

Même dans les scènes les plus pathétiques, les plus burlesques, il sait nous faire rire, nous émouvoir, nous toucher sans perdre de cette classe qui le caractérise.

(Désolée pour le son, je n’ai pas trouvé mieux.)

Il n’y a d’ailleurs que lui pour mener une scène d’action en maniant le parapluie avec une telle superbe.

Et sans se déranger un cheveu du brushing, s’il vous plait.

« Manners maketh man. »

Jamais citation n’aura mieux défini un acteur et sa palette de jeu.

Avec Colin Firth, les manières font les personnages et une part de la légende.

Il suffit de voir  la prestance avec laquelle il reçoit un Oscar.

Il nous aura offert d’inoubliables moments de cinéma, le moins qu’on puisse lui souhaiter aujourd’hui, c’est de continuer encore longtemps.

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Happy Birthday Mr Firth.